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Tour d’Europe : le Real Madrid et Dortmund tombent, Higuain en patron

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Tour d’Europe : le Real Madrid et Dortmund tombent, Higuain en patron

C’était un week-end difficile pour les parieurs, qui n’avaient sans doute pas prévu les défaites du Real Madrid et de Dortmund face à Gérone et Hanovre. Wenger a pu fêter sa 800e par une victoire, tandis que Mourinho a de nouveau infligé aux spectateurs un ersatz de match.

Les hommes du week-end

Le 800e match de Wenger sur le banc d’Arsenal ne pouvait terminer autrement qu’avec une victoire. Ainsi, Kolasinac a enfilé son costume de sauveur pour répondre à l’ouverture du score de Swansea. Le Bosnien a montré ce que doit savoir faire tout joueur de couloir : sur l’égalisation, il resserre car le jeu penche à droite, pour marquer au second poteau. Sur le but victorieux, il écarte pour proposer une solution de centre, et adresser la passe de la victoire à Ramsey. Les Gunners peuvent le remercier !

Cela faisait un moment que Séville ne gagnait plus en Liga. Leganés aura donc subi l’envie de révolte des Andalous, et de Sarabia en particulier. L’Espagnol lance d’abord magnifiquement Ben Yedder, dans un timing parfait, pour une belle balle piquée du Français. Il marque ensuite le but de la victoire d’une mine limpide, en pleine lucarne.

Face à l’AC Milan, la Juventus se devait d’afficher un visage en adéquation avec ce qui lui a permis de régner sur l’Italie : sereine, sûre de sa force et réaliste. C’est chose faite, grâce notamment à un Higuain impitoyable à San Siro. L’Argentin a marqué 2 buts assez similaires, dans un style spontané qui lui ressemble. Un appel, un contrôle réussi pour être capable d’enchainer rapidement par une frappe, et un coup de canon qui sort de son pied droit. Pipita est toujours maudit en finale, mais il sait se montrer décisif en championnat.

Le vilain du week-end

Opposé à Tottenham, Manchester United avait l’occasion de montrer face à Old Trafford qu’ils pouvaient rivaliser face à un candidat au titre, qui plus est amputé de Kane, forfait. Mais comme face à Liverpool, Mourinho a décidé de refuser le combat, en concoctant un système défensif, sans prise de risques ou de folie. On ne lui demande pas de partir à l’abordage sans réfléchir, mais cette dictature du résultat ne doit pas empêcher le Special One de penser un minimum aux spectateurs. Comme trop souvent, le match était l’occasion parfaite pour faire la sieste. Le fait que Martial ait marqué et offert la victoire aux siens confortera sans doute l’entraineur portugais dans sa logique… et c’est bien dommage.

Le match du week-end

Il faut l’avouer, on s’attendait à une victoire tranquille de Dortmund à Hanovre, avec beaucoup de spectacle. Autant on a eu du spectacle, autant le résultat n’a rien eu à voir avec ce à quoi on s’attendait. Les locaux ouvraient le score sur un penalty bêtement concédé par Bürki, décidément pas au mieux cette saison. Pulisic était remuant mais ni Aubameyang, ni Yarmolenko n’était d’humeur à marquer. C’est donc Zagadou, jeune défenseur formé au PSG, qui marquait son premier but en Bundesliga. Le match s’emballait, les 2 équipes marquaient à nouveau, jusqu’au tournant : Zagadou sera expulsé pour une faute en dernier défenseur à l’heure de jeu, et Klaus envoyait un bijou de coup franc, comme un coup de marteau sur la tête du Borussia. Poussant pour égaliser, les visiteurs se découvraient, et Bebou en profitait pour donner des allures de triomphe (4-2) à cette victoire inattendue !

Les buts à voir

  • Si c’est bien Ginter qui marque le second but de Gladbach sur la pelouse d’Hoffenheim, tout le monde a bien raison de féliciter Grifo. Sur cette action qu’il crée lui-même de bout en bout, son jeu de jambes se situe entre Iniesta et Fred Astaire.
  • L’ancien Mancunien Fletcher a marqué un joli but en reprenant de volée un corner face à Watford. L’Ecossais inscrit ainsi son premier but avec Stoke.

  • Sur ce renversement de jeu en chandelle de Griezmann, Correa réalise un contrôle orienté tout bonnement fabuleux pour prendre le meilleur sur son adversaire direct et marquer. Du grand art.
  • Dans un match peu emballant face à Bologne, El Shaarawy a mis un bijou en reprenant une volée sur corner. Le Pharaon a donné le sourire à Totti, spécialiste du genre.

  • Volland a réussi une passe dans un parfait timing pour lancer Bailey, qui a le sang-froid et le talent pour éliminer le gardien de Cologne dans la foulée.
  • Si West Ham a perdu son avance de 2 buts face à Crystal Palace dans le money time, le but de Chicharito n’en reste pas moins magnifique. Entre l’ouverture d’Ayew, le centre au cordeau de Cresswell, et l’extérieur du pied du Mexicain, il n’y a rien à jeter. Dans un tout autre style, plus solitaire, Ayew a également inscrit un bijou en remontant la balle, feintant son défenseur pour finalement envoyer une mine en lucarne.
  • Eibar a réussi à refaire un retour de 2 buts face à Levante. D’un coup franc parfait, Arbilla a permis aux locaux d’espérer, pour finalement égaliser.

  • Torreira a profité du festival de la Sampdoria face au Chievo Vérone pour inscrire un coup franc de l’autre bout du monde.

  • Wijnaldum a profité de la défense laxiste d’Huddersfield pour allumer un vrai pétard et confirmer la victoire de Liverpool.
  • Suprenant tombeur du Real Madrid, Gérone a pu compter sur un Stuani en feu, comme en témoigne son but où il fait littéralement danser Nacho, avec un double contact que n’aurait pas renié Iniesta.

  • Nani a profité de la promenade de santé de la Lazio sur la pelouse de Benevento pour inscrire son premier but en championnat cette saison. Le Portugais réussit notamment une belle feinte de frappe, pour se donner le temps de conclure tranquillement.
  • Leicester s’est offert un but magnifique en contre-attaque pour la première de Puel sur le banc. Gray a remonté le terrain à la vitesse de l’éclair, pour servir Mahrez qui n’avait plus qu’à servir Vardy, plongeant Everton encore un peu plus dans la crise.

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Il a fêté son anniversaire ce week-end

Surnommé le Portugais par ses coéquipiers de la sélection pour ses origines lusitaniennes, Pires (prononcez « Piresh » en version originale) a pourtant été connu pour être un membre incontournable de l’équipe de France, avec qui il a gagné la Coupe du monde, l’Euro et même la Coupe des confédérations. Brillant à Metz où il forme le duo des PP flingueurs avec Pouget, le feu-follet confirme à Marseille où il passe encore une fois tout prêt du titre de champion de France, et atteint même la finale de la Coupe UEFA. Mais c’est évidemment à Arsenal qu’il va prendre une nouvelle dimension, et muscler son jeu comme le souhaitait Aimé Jacquet, pour ce qui est devenue une phrase culte du football français.

Arrivé sur la pointe des pieds malgré un statut de champion du monde (car encore remplaçant chez les Bleus), en retrait des icônes déjà établies chez les Gunners, il s’impose peu à peu comme un des meilleurs éléments de son équipe voire même du championnat. Bob, comme l’appelle les Anglais, étoffe son jeu, continue à faire marquer mais commence à le faire lui-même, devient plus fort et endurant, et prend confiance. Il connaitra ses plus grands bonheurs mais aussi ses plus grandes déceptions avec Arsenal, avec cette terrible blessure qui le prive du Mondial 2002, à un moment où il est au sommet de son art, ou cette sortie prématurée lors de la finale de la Ligue des champions, où Wenger décide de le sacrifier suite à l’expulsion de son gardien. Malgré tout, celui qui passera également à Villarreal pour se régaler en Liga laissera évidemment un excellent souvenir à tous les fans. Difficile de ne pas l’aimer : parfait dans son rôle d’ailier, Pires avait une intelligence et une compréhension du jeu qui lui permettait de jouer à tous les postes du milieu de terrain, en relayeur, en meneur de jeu ou sur un côté, voire à la récupération. Et surtout, il reste le passeur décisif de 2 buts de légende : celui de Bergkamp face à Newcastle, où le Néerlandais réussit un grand pont sur son contrôle, et bien sûr le but de la délivrance de Trezeguet, en finale de l’Euro 2000.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi, je vous invite donc à me donner votre opinion.

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