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Tour d’Europe : le Clasico pour le Barça, la Lazio domine la Roma

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Tour d’Europe : le Clasico pour le Barça, la Lazio domine la Roma

Ce week-end était rempli de matches entre rivaux, à Londres, Rome, Liverpool… mais aussi en Liga avec un Clasico. Pourtant, la star du week-end évolue bien à Augsbourg.

Le joueur : Ji, le tombeur de Dortmund

C’est peut-être le tournant de la saison en Bundesliga. En perdant à Augsbourg, Dortmund a laissé le Bayern revenir à égalité de points. Le Borussia a souffert le martyre face à Ji. Le Sud-Coréen a inscrit un doublé fabuleux pour les siens, en prenant par deux fois le meilleur sur Zagadou. Sa seconde réalisation, d’un lob subtil, est une pure merveille. Les supporters du Bayern peuvent le remercier.

Le but : Rakitic, tout en subtilité

On aurait pu parler de ce match en évoquant le niveau retrouvé de Piqué, le mauvais geste de Ramos, ou l’inefficacité madrilène devant le but. Mais on préfère retenir un geste, de classe mondiale, qui termine en but. Rakitic, unique buteur sur cette jolie balle piquée, a enjolivé une rencontre moins belle que prévue. Quel souvenir les supporters garderont-ils du Croate, annoncé sur le départ ? Difficile à dire… Mais on ne peut pas s’empêcher de penser qu’il ne bénéficie pas d’une popularité en adéquation avec ce qu’il a fait sous ce maillot, lui qui avait ouvert le score lors de la dernière finale de Ligue des champions disputée (et gagnée) par le Barça. Cet unique but lors d’un Clasico permettra peut-être de rappeler aux gens qu’il peut encore servir, malgré un déclin visible sur ces 2 dernières saisons.

L’équipe : la Lazio corrige la Roma

C’est une déroute logique et indiscutable qu’a vécue la Roma, face à la Lazio. Malgré un effectif séduisant sur le papier, les Giallorossi n’y arrivent pas, frisant parfois le ridicule, comme sur l’ouverture du score de Caicedo qui dépasse tout le monde et élimine le gardien… en marchant ou presque. Plus qu’un manque de talent, c’est un manque d’idée directrice visible qui fait peur, pour une équipe qui était pourtant demi-finaliste de la dernière Ligue des champions. Ce flou artistique explique l’irrégularité de cette formation depuis quelques saisons déjà. Le contraste est fort avec la Lazio, qui bénéficie d’un entraîneur qui semble se faire comprendre, et qui, sans être révolutionnaire, optimise les capacités d’un effectif dont le potentiel semble inférieur.

Ces équipes dont personne ne parle…

Il y a des équipes, peu médiatisées, qui méritent pourtant qu’on s’attardent un peu sur elles. Bournemouth, qui joue très bien par rapport à son effectif, a montré une facette différente en neutralisant presque Manchester City, victorieux mais en se créant nettement moins d’occasions que d’habitude. Curiosité de la Premier League, Wolverhampton répond au même profil, avec une ouverture du score magnifique collectivement face à Cardiff. Getafe et l’Atalanta Bergame, respectivement vainqueurs face au Bétis Séville et la Fiorentina, répondent à un profil différent, puisque ce sont de beaux collectifs surtout portés par des individualités peu médiatisées mais ô combien intéressantes, comme Molina, Mata et Portillo d’un côté, et Ilicic et Gomez de l’autre.

Quoi de 9 en Europe ?

Qu’est-ce qu’un vrai buteur ? C’est quelqu’un qui, comme Vardy, va réussir un déplacement parfait pour éviter le hors-jeu, avant de lancer un appel dans un timing parfait pour marquer face à Watford. Ce sont les doublés de pur attaquant de surface de Stuani face au Rayo (avec une expulsion provoquée en prime), et de Morata face à la Real Sociedad, et de Quagliarella face à la Spal. C’est aussi le lob tout en douceur d’Iglesias face à Valladolid, la volée en position acrobatique de Rodrigo face à Bilbao, ou la frappe de mule de Belotti face au Chievo. C’est aussi le match homérique de Piatek, qui crée des brèches même sans marquer face à Sassuolo… qui contraste avec les soucis d’Icardi chez le voisin, où Lautaro essaie tant bien que mal sans pouvoir tout faire lui-même. Enfin, c’est surtout Lewandowski qui donne la leçon à Gladbach, en montrant ce qu’un top player peut faire en pointe, que ça soit dans la profondeur, dans le jeu dos aux buts, dans les remises, et dans la finition. On se délecte encore de son contrôle orienté, sur son premier but.

Mais aussi…

  • Le match de Zaha, trop rapide balle aux pieds pour Burnley. L’attaquant de Crystal Palace conclue son match d’un but en solitaire.
  • Bravo à Lloris, décisif en repoussant le penalty d’Aubameyang dans les derniers instants du derby du nord de Londres. Moins heureux, Lacazette a encore été le premier à devoir sortir… alors qu’il était précieux dans le jeu d’Arsenal, comme toujours.

  • Difficile de faire plus symbolique que de voir Higuain et Jorginho en sauveurs de Chelsea (et de Sarri) face à Fulham.
  • Southampton a inscrit 2 bijoux à Old Trafford… pour finalement plier, au terme d’un match divertissant. Lukaku fait preuve d’un mental monstrueux avec ce doublé, lui qui a perdu sa place de titulaire, et qui avait loupé 2 occasions très nettes en première période, sans gamberger.

  • Wu Lei est devenu le premier joueur chinois à marquer en Liga.
  • Celle-ci, il fallait la voir venir ! Mené au score, le FC Séville a égalisé dans les 10 dernières minutes, a poussé au point de se créer plusieurs occasions dont un but refusé… avant de céder à la 98e minute. Le public de Huesca tient son match à émotions de la saison.
  • Les victoires de la Juventus ont quelque chose de terriblement inéluctables. Quand Naples voit son gardien expulsé, et Pjanic ouvrir le score dans la foulée, on comprend déjà le reste du film. Pourtant, un poteau quelques minutes plus tard fait espérer… mais il est suivi du but du break. Alors oui, Pjanic sera expulsé, Naples reviendra au score, et se procurera même un penalty. Mais la déesse de la victoire est fidèle à la Vieille Dame, puisqu’Insigne envoie le ballon sur le poteau.
  • Dans la même veine, c’était un sacré bordel entre Empoli et Parme. Les amoureux de la rigueur tactique et de la justesse technique ont passé un mauvais moment, mais ceux qui aiment le spectacle ont apprécié.
  • Une minute d’applaudissements a été observée partout en Italie pour l’anniversaire de la mort d’Astori.

https://twitter.com/OMaxime7713/status/1101762912195088385

  • L’équilibre d’Aranguiz sur l’ouverture du score du Bayer Leverkusen face à Fribourg est un modèle à suivre. Même si la frappe est contrée, la volée n’était pas facile, et il l’a parfaitement réalisée.
  • Schalke 0-4 Dusseldorf. Ce n’est pas forcément le meilleur moyen de faire honneur à son nom…

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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