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Tour d’Europe : United flambe, la Juventus tombe

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Tour d’Europe : United flambe, la Juventus tombe

Chaque week-end, l’Europe du football nous offre ce qu’elle a de meilleur… mais aussi ce qu’elle peut faire de pire. Voici la liste des faits et gestes qui ont retenu notre attention. Et dans la mesure où on ne peut pas tout voir, n’hésitez pas à raconter également les moments de foot qui vous ont marqué ce week-end !

Le meilleur du week-end

La réception du promu Eibar n’avait pas de quoi effrayer le Real Madrid, victorieux de 11 de ses 12 derniers matches de championnat à domicile. Il n’empêche, Ancelotti a parfaitement négocié ce virage (3-0), en offrant du temps de jeu à ses habituels remplaçants, convaincants sans être suffisamment bons pour remettre en cause le statut des absents. Du pain béni pour l’Italien, qui a vu Chicharito et Jesé le remercier en inscrivant un but chacun. Il faut dire que le football devient plus facile quand on a Modric dans son onze de départ. Depuis son retour de blessure, le Real se porte beaucoup mieux. Il est au milieu ce que sont Sergio Ramos ou Ronaldo en attaque. Le patron.

Prolifique en début d’année, Dost ne fait plus trembler les filets aussi facilement ces derniers temps. Le Néerlandais, double passeur décisif ce week-end, a permis à Wolsburg de s’imposer face à Hambourg (2-0) autrement qu’en marquant, offrant même à Guilavogui son premier but en Bundesliga. Et comme dans sa finition, ses passes décisives se font après une ou deux touches de balle. A l’heure où les joueurs offensifs aiment porter le ballon, lui préfère le jeu direct. Et ça marche.

City avait pris l’habitude de régner sur la ville, remportant les 4 dernières rencontres face à United. Cette suprématie nouvelle, qui coïncidait avec le départ de Sir Alex Ferguson, a pris fin lors du 169e derby de Manchester. Malgré un début de match complètement à leur désavantage, les Red Devils ont remis les pendules à l’heure, avec la manière (4-2). L’équipe de Van Gaal joue enfin comme le souhaite l’intransigeant entraineur, avec un pressing haut, des jeux en triangle sur les côtés (principalement à gauche), des dédoublements des latéraux, et une capacité intéressante à accélérer soudainement le jeu.
Plusieurs joueurs se sont distingués : Young, Mata, Rooney, Carrick ou Fellaini, mais c’est l’équipe au complet qu’il faut féliciter. Des ajustements seront nécessaires cet été, mais United affiche les certitudes d’une équipe qui se doit de retrouver sa place parmi le top 8 européen.

J’aurais pu pointer le doigt sur la défense barcelonaise, que je trouvais déjà douteuse le week-end dernier, malgré une clean sheet. Néanmoins, je préfère mettre en lumière la force de caractère de Séville, qui s’est arraché pour conserver son invincibilité à domicile cette saison en Liga (2-2). Et après avoir souligné le travail de finisseur de Bacca la semaine dernière, place à un petit focus sur Banega. L’ancien grand espoir du football argentin, en qui on voyait le nouveau Redondo, n’a pas confirmé tous les (trop ?) grands espoirs placés en lui. Il n’en demeure pas moins un excellent joueur, qui a enfin trouvé une équipe où il peut exprimer ses qualités : conservation de balle, orientations du jeu, et gestion du rythme. Cette équipe andalouse est tellement emballante qu’après Bacca, j’ai choisi Banega, mais j’aurais pu tout autant parler du phénix Reyes, du guerrier Krychowiak, de l’élégant Iborra ou du joker Gameiro, buteur ce week-end.

Tout va bien pour ‘Gladbach, sorti vainqueur du duel l’opposant à l’autre Borussia, à savoir Dortmund (3-1). La percée d’Herrmann sur le but de Raffael a illustré une énième fois cette saison les largesses défensives de l’équipe de Jurgen Klopp, qui n’a plus la maitrise technique nécessaire pour jouer si haut et s’exposer à ce point. L’an prochain, est-ce que cette équipe de Gladbach saura représenter dignement le football allemand en Ligue des champions ? Rien n’est moins sûr, mais on peut déjà se réjouir du jeu offensif plaisant prôné par Lucien Favre.

Sans toucher le ballon, Paco Alcacer aura grandement contribué au but de Valence en s’effaçant très intelligemment. Si la victoire n’a pas été au rendez-vous face à l’Atletic Bilbao, la faute à un but en position de hors-jeu encaissé à la dernière minute (1-1), on ne peut qu’apprécier le geste de l’Espagnol.

Toujours privé de Robben et Ribéry, le Bayern Munich a pu compter sur un duo qui faisait les beaux jours de Dortmund. Lewandowski, double buteur, et Götze, particulièrement en jambes, ont mis au supplice la défense de Francfort (3-0), joignant l’utile à l’agréable : le premier but du Polonais est un chef d’œuvre, tandis que l’Allemand s’est fendu de gestes techniques de grande classe. Dans l’ombre, Müller continue de faire le job, avec sa moyenne habituelle d’un but tous les deux matches, sans toujours être titulaire ou aligné en pointe…

Auteur de 8 buts lors des 7 derniers matchs de Premier League, Benteke évolue enfin à son vrai niveau, après plus d’un an passé à se battre contre les blessures. Le Belge, qui aurait pu être une des têtes d’affiche de la dernière Coupe du monde, a inscrit le but de la victoire pour Aston Villa, sur le terrain de Tottenham (0-1), confirmant son retour en forme. Il mérite indubitablement d’évoluer dans une meilleure équipe, car son niveau personnel est celui d’un attaquant capable de se montrer intéressant en Ligue des champions.

Le choc entre Naples et la Fiorentina était équilibré sur le papier. Sur le terrain, les Napolitains ont fait voler en éclat des Florentins peu inspirés (3-0). Et encore, l’arbitre a refusé un magnifique but d’Higuain, alors que le ballon avait bien franchi la ligne. Les vainqueurs du jour passent donc devant leurs adversaires au classement.

En déplacement ce week-end, Chelsea a concédé trop d’occasions franches, toutes sauvées par Courtois. Pire, l’équipe de Mourinho n’a pas produit grand-chose offensivement, mais a pu compter sur Hazard, comme d’habitude. Le Belge, profitant d’un dégagement raté, a offert sur un plateau le but de la victoire à Fabregas, sur la pelouse de QPR (0-1), en toute fin de match. Il n’en fallait pas plus pour que leur entraineur parle de la chance du champion.

Mais aussi : Le Celta Vigo a fait forte impression face au Rayo Vallecano (6-1) avec notamment un quadruplé de Mina, 19 ans. En Italie, Denis a signé un doublé, dont un premier but remarquable, en position acrobatique. Il permet à l’Atalanta de l’emporter face à Sassuolo (2-1), et est allé comme d’habitude fêter ses buts avec ses fils, ramasseurs de balle. L’Inter a renoué avec la victoire (3-0) face à Vérone. Si les attaquants ont marqué, c’est Handanovic qu’il faut féliciter, tant le Slovène a multiplié les arrêts pour masquer les faiblesses défensives de son équipe. Il a même détourné un penalty de Toni. Semaine après semaine, le Bayer Leverkusen veut gagner en jouant la carte de l’offensive. Ce week-end, la victoire face à Mayence (3-2) est un nouveau résultat de cet état d’esprit. Toujours en Allemagne, Hector l’a joué à la Maradona pour offrir la victoire à Cologne face à Hoffenheim (3-2). Egalement buteur, Stocker a offert le point du match nul au Hertha Berlin face à Hanovre (1-1) d’une superbe reprise acrobatique.

Et le pire…

Elche n’a pas encore sauvé sa peau en Liga, loin s’en faut. Si jamais le club de la province d’Alicante est amené à descendre, il faut absolument qu’un club de Ligue 1 aille chercher Jonathas. Chaque semaine, il surnage malgré les résultats en dents de scie de son équipe. Malgré son gabarit impressionnant, le Brésilien est un attaquant mobile et technique, qui pourrait faire des ravages sur les pelouses françaises.

L’embellie n’aura pas duré pour Everton, condamné à finir dans le ventre mou du championnat anglais cette saison. Incapables de tenir le score face à Swansea (1-1), les Toffees ne sont certes pas au niveau des cadors de Premier League, mais ils disposent de bons joueurs à chaque ligne : Howard, Baines, Jagielka, McGeady, Lukaku, Mirallas, Barkley ou plus récemment Lennon, tous ces internationaux doivent se faire violence pour faire passer à leur club un palier. Sans être capables de détrôner les deux clubs de Manchester, Arsenal, Chelsea ou Liverpool, Everton devrait être à la lutte avec Tottenham et Southampton pour un strapontin européen, devant Stoke City, West Ham, Swansea ou Crystal Palace.

Dominer n’est pas gagner. Pour la seconde fois de la saison, la Juventus s’est inclinée en Série A. La défaite de la Vieille Dame était d’autant plus inattendue qu’elle a eu lieu face à la lanterne rouge, Parme (1-0). Il ne faut pas s’affoler pour autant : les joueurs pensaient sans doute un peu à la Ligue des champions, l’équipe avait été largement remaniée, et l’avance prise au classement reste conséquente. Ce coup de moins bien aura au moins le mérite de mettre du baume au cœur des Parmesans.

Lors de la Coupe du monde 2002, durant laquelle l’Allemagne ne développait pas un jeu très attrayant, Beckenbauer avait dit : « Mis à part Kahn et Ballack, j’aimerais mettre tous les joueurs dans un sac, et frapper dedans. Je serai sûr d’atteindre quelqu’un qui le mérite ». peut dire la même chose suite au match nul concédé face à Malaga (2-2), s’il enlève Griezmann du lot. Car si le Français marche sur l’eau, le reste de l’équipe n’a pas rassuré à quelques jours d’un quart de finale de la Ligue des champions qui s’annonce explosif, face au voisin et rival honni.

La Juventus peut dormir sur ses deux oreilles. L’inefficacité offensive de ses attaquants a encore pénalisé la Roma, cette fois-ci face au Torino (1-1). Les hommes de Garcia ont une capacité intéressante à se mettre en position de frappe, mais leur taux de conversion est trop faible pour profiter des très rares points laissés en route par le leader. Pire encore, la Lazio lui a chipé la place de dauphin ce week-end !

Mais aussi : Buteur et en jambes face à Cagliari (2-0), Niang aurait pu être expulsé pour un coup de coude complètement inutile. En Angleterre, le résultat du derby le week-end dernier n’était peut-être qu’une victoire en trompe-l’œil pour Sunderland, qui a pris l’eau lors de la venue de Crystal Palace (1-4). Avec 2 défaites en 3 matches, on ne peut pas parler d’effet Advocaat pour le moment, contrairement à son adversaire du jour, qui bénéficie clairement de l’arrivée de Pardew sur le banc. En Espagne, Musacchio s’est malencontreusement blessé tout seul à la cheville. La blessure du défenseur argentin de Villarreal, convoité par Tottenham, fait froid dans le dos.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi, je vous invite donc à me donner votre opinion.

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