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« J’aspire encore à évoluer » : Lucas Rougeaux, KV Courtrai

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« J’aspire encore à évoluer » : Lucas Rougeaux, KV Courtrai

Récemment on a pu faire des interviews de français qui évoluent un peu partout dans le globe, de quoi voyager beaucoup mais Lucas Rougeaud vient nous parler de nos cousins belges.

Tu as fait toutes tes classes en France, à Nice principalement, on dit de leur centre de formation qu’il est de très bonne qualité, penses-tu que ce soit les infrastructures niçoises qui t’aient permis d’atteindre ton niveau actuel ?

Non pas du tout, parce qu’à l’époque ce n’était pas comme actuellement, je n’ai pas connu le nouveau centre, c’est surtout les hommes et les formateurs qui m’ont permis de progresser et d’atteindre un niveau professionnel, notamment Manu Pires.

Tu évolues depuis un moment en Belgique, le jeu produit chez toi est-il différent de celui que l’on connaît dans l’hexagone ? Si oui dans quels domaines ?

C’est un football différent qui se rapproche plus de l’Angleterre, c’est moins fermé. En France on voit plus des petits scores, en Belgique on voit plus de buts, ce n’est pas toujours le cas mais c’est vrai qu’il y a souvent des gros scores, avec des matchs décousus et un style un peu box-to-box.

Tu as connu une longue blessure dernièrement (ligaments croisés), comment cela a-t-il joué sur ton mental ? Comment as-tu vécu ta rééducation ?

Je me suis blessé au genou assez gravement, il y a de cela 1 an et deux mois, une période assez longue. Maintenant je rejoue et je suis à nouveau à mon niveau, c’est surtout le support familial et ma fiancée qui m’ont permis de rester fort et de revenir à mon meilleur niveau.

Tu as fait toutes tes classes avec les Bleuets, quel regard portes-tu sur ton évolution depuis cette époque ?

C’est vrai que quand on regarde l’équipe qu’on avait en Equipe de France, on peut se dire que je suis l’un de ceux qui a le moins bien réussi. Après c’est chacun son chemin, je suis très content pour ceux qui ont rejoins de très gros clubs comme Rabiot, Mendy ou Laporte, mais je suis aussi content de mon évolution, même si j’aspire encore à évoluer et je sais que je pourrai aller encore plus haut.

"J'aspire encore à évoluer" : Lucas Rougeaux, KV Courtrai

Quel regard portes-tu sur la gestion des jeunes joueurs dans le football depuis quelques années ? Est-ce que tout ne va pas trop vite pour eux au risque de les cramer ?

Je pense que c’est avant tout les clubs qui ont développé une certaine politique, ils achètent tous des jeunes à des prix élevés pour surtout faire une plus-valu, ça fait très foot business. La cause ne vient pas forcément des joueurs mais surtout des clubs. Est-ce qu’ils auront les épaules pour tenir la pression face à cette demande ? Je pense que c’est une mentalité nouvelle du football, qui a pour conséquence de provoquer ces transferts très élevés.

Tu joues depuis 3 ans en Belgique, as-tu ressenti des différences culturelles entre chez nous et nos cousins belges ?

Ça reste une culture très proche de la France, il y a quelques petits trucs différents car je suis du côté flamand actuellement. Ils ont une culture plus posée, ça se rapproche des Pays-Bas, beaucoup de gens se baladent à vélo, mais je n’ai pas vécu de gros changements. Je me suis bien adapté et je trouve la mentalité vraiment cool. Ça boit de la bière, ça mange des frites c’est la mentalité qu’on aime.

Et la Ligue 1, tu ambitionnes de la retrouver un jour ?

Ce n’est pas un objectif que j’ai en tête, après je ne dirai pas non car c’est un très bon championnat en Europe, mais je veux aussi voir autre chose. J’ai d’autres pays qui me viennent plus à l’idée que la France.

L’année dernière un certain jouait avec toi à Courtrai, tu peux nous parler un peu de lui ? Quelle marge de progression a t-il encore selon toi ?

Youcef était à Courtrai, il arrivait d’Algérie. Un jeune joueur avec énormément de potentiel on l’avait déjà pressenti ici, il est très pétillant, beaucoup de vitesse, et de l’insouciance, et ça ne m’étonne pas qu’il soit devenu le chouchou du public niçois. Je le voyais bien avoir un très bel avenir en Ligue 1. Le coach lui a apporté son soutien, il peut encore progresser même s’il a réalisé une très belle saison. C’est un joueur d’avenir pour Nice ou même ailleurs, mais il peut encore progresser et s’améliorer.

Quel match t’as le plus marqué depuis le début de ta carrière professionnelle ? Quel stade avait le meilleur public ? Y a-t-il un club ou tu rêverais d’évoluer ?

Je dirai contre Genk en demi-finale de coupe ou je marque à la 90e minute, un des meilleurs souvenirs que j’ai. Et en terme de supporter je dirai que c’est l’ambiance niçoise de quand j’étais petit. Niveau club, Barcelone serait le club ou je rêverai d’évoluer, j’ai toujours eu cette image du club qui fait rêver. A l’époque on s’est beaucoup inspirer de la formation à la Barcelonaise.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui veut passer un bon week-end en Belgique ?

Manger des frites, une bonne bière, surtout ne pas oublier le parapluie, et pourquoi pas finir par une gaufre.

Est-ce qu’en Belgique on parle toujours de la Coupe du Monde 2018 ou la pilule est passée ?

On va dire que la pilule est passée… On n’en parle plus, mais quand j’évoque le sujet ils l’ont encore en travers. Je leur dis toujours qu’ils avaient la meilleure équipe, mais au final l’essentiel c’est surtout de marquer plus de but que l’adversaire.

Etudiant dans le médical mais passionné avant tout de football. Supporter de l'OM depuis toujours, je suis surtout fan des joueurs avec une aisance technique balle au pied.

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