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L’OM copierait-il son jeu sur celui du FC Barcelone ?

Les marseillais sont revenus du très chaud stade Saracoglu de Fenerbahce avec le point du match nul, arraché dans le temps additionnel sur un billard d’. Au-delà de la performance, le nouveau système de jeu apporté par étonne. Et si finalement Marseille copiait un grand d’Europe ?

Depuis le début de la saison (voire la fin de saison dernière), Marseille joue en 4-2-3-1. Cela répond surtout à des impératifs d’effectif, trop limité pour pouvoir jouer durablement avec deux. D’un point de vue défensif, les latéraux marseillais semblent prendre très au sérieux leur rôle offensif. N’Koulou peut être comparé vaguement à un Puyol du pauvre, se battant sur chacun des ballons et soignant ses relances.

Devant, un pivot unique (Gignac et Jordan Ayew par exemple) est là pour distribuer les ballons sur les ailiers rapides que peuvent être Rémy ou André Ayew, dotés d’une bonne technique d’élimination en 1VS1. Au milieu, s’occupe de distribuer le jeu court en multipliant les relais avec des joueurs qui ne sont pas à plus de 4 mètres de lui. Cela permet de créer rapidement et facilement des brèches dans les défenses adverses, tel un Xavi ou un Iniesta.

Oui mais pourquoi Marseille n’est pas Barcelone ?

Quelques petites différences permettent encore au club phocéen de ne pas rivaliser avec un jeu « à la barcelonaise ». Ainsi, Marseille joue avec 2 millieux défensifs, alors que Barcelone a pour habitude de ne laisser que Busquets s’occuper des tibias des joueurs adverses, permettant aux joueurs joueurs de se projeter plus rapidement en avant.

Autre différence, Marseille a tendance à jouer dos aux cages adverses dans les 30 derniers mètres. Lors du but de Mathieu Valbuena hier après un relai intelligent avec André Ayew, ce dernier a effectué une talonnade dos au jeu, en déviation, sans avoir de réelle maitrise sur le ballon.

Est-ce que la bonne passe va durer ? Difficile à dire. Ce schéma de jeu très exigeant est très sensible au moindre changement. La première blessure défensive va révéler le manque de profondeur du banc olympien. D’ici-là, on se croirait presque au Camp Nou. Presque.

Sur les grimaces, impossible de savoir de qui Valbuena s'inspire

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