Arsenal FC Gunners est le nom courant d’Arsenal Football Club, fondé en 1886 par des ouvriers de l’arsenal militaire de Woolwich, dans le sud-est de Londres. Le surnom Gunners, les canonniers en français, découle directement de cette origine ouvrière. Le club joue à l’Emirates Stadium et compte treize championnats d’Angleterre et quatorze Coupes d’Angleterre à son palmarès.
Peu de clubs anglais portent un surnom aussi identifiable à l’étranger. Arsenal FC Gunners évoque à la fois un quartier du nord de Londres, une manière de jouer et une longue liste de joueurs marquants. Les lignes qui suivent rassemblent l’essentiel : l’origine du nom, la place du club dans l’élite anglaise, ses gardiens, ses légendes et les chiffres qui résument son parcours.
Sommaire :
Le surnom des Arsenal FC Gunners vient des ateliers de Woolwich
Tout commence en 1886, dans le sud-est de Londres. Des salariés de l’arsenal de Woolwich, une immense usine d’armement de l’armée britannique, montent une équipe de football pour occuper leurs pauses. Le premier nom retenu, Dial Square, reprend celui d’un atelier de l’usine. Le club devient ensuite Royal Arsenal, puis Woolwich Arsenal.
En 1913, la formation traverse la capitale et s’installe à Highbury, dans le nord de Londres. Le mot Woolwich disparaît du nom, mais la référence militaire reste. Un canon orne l’écusson, et le surnom Gunners s’impose naturellement dans la presse comme dans les tribunes. L’expression Come On You Gunners accompagne encore chaque rencontre à domicile, et un observateur anglais dira simplement les Gunners pour parler du club sans avoir besoin de préciser Arsenal.
Cette origine industrielle éclaire aussi le lien très fort entretenu avec le quartier d’Islington, où le club s’est enraciné après son déménagement. Les couleurs rouge et blanc, elles, remontent à un jeu de maillots offert par Nottingham Forest à la fin des années 1880, un détail souvent raconté aux nouveaux supporters lors des visites guidées.
L’arsenal equipe, une longévité rarissime au sommet anglais
Le club n’a plus été relégué depuis 1919. Cette continuité en première division constitue l’une des plus longues séries du football anglais, et elle explique en partie le nombre de générations de supporters attachées à l’équipe. Arsenal fait aussi partie des membres fondateurs de la Premier League, lancée en 1992.
Trois périodes structurent la mémoire collective :
- les années 1930, avec une première série de titres sous la direction de Herbert Chapman, entraîneur qui a imposé des idées tactiques reprises bien plus tard ailleurs ;
- les décennies 1970 à 1990, marquées par le doublé de 1971 puis par les équipes rugueuses de George Graham ;
- l’ère Arsène Wenger, de 1996 à 2018, avec trois championnats, plusieurs Coupes d’Angleterre et une finale de Ligue des champions disputée en 2006.
L’Emirates Stadium, ouvert en 2006, a remplacé le vieux Highbury. Avec près de 60 000 places, il compte parmi les grandes enceintes du pays et accueille les rencontres à domicile. Le club y a aussi installé un musée qui retrace les grandes heures de son histoire.
Les gardiens arsenal, une tradition de titulaires stables
Arsenal a rarement confié sa cage au hasard. Le poste a longtemps été occupé par un homme d’expérience, capable d’absorber la pression des grands rendez-vous et de tenir la défense sur la durée.
David Seaman reste une référence pour les supporters. Il a gardé les buts londoniens pendant plus d’une décennie, jusque dans les années 2000, et a participé aux principaux titres de cette période. Jens Lehmann lui succède avec un profil plus agressif, dans la lignée de la saison des Invincibles. La décennie suivante voit se succéder Wojciech Szczesny, Petr Cech, Bernd Leno, Emiliano Martinez, Aaron Ramsdale puis David Raya.
Chaque passage raconte une époque différente. Petr Cech incarne la recherche d’expérience et de sérénité, quand David Raya symbolise l’exigence moderne d’un gardien très à l’aise balle au pied. Le championnat anglais privilégie la relance courte et la participation à la construction, ce critère pèse désormais autant que les arrêts dans le choix d’un titulaire.
Arsenal top 10 des repères qui situent le club
Dix éléments suffisent à dessiner le profil du club pour un lecteur curieux qui découvre son histoire.
- Treize titres de champion d’Angleterre, obtenus entre 1931 et 2004.
- Quatorze Coupes d’Angleterre, un record national.
- Une saison terminée sans la moindre défaite en 2003-2004, avec 26 victoires et 12 nuls.
- Quarante-neuf rencontres de championnat sans perdre, de mai 2003 à octobre 2004.
- Arsène Wenger, plus de 1 200 matchs sur le banc entre 1996 et 2018.
- Le déménagement de Highbury vers l’Emirates Stadium en 2006.
- Une académie qui a lancé des joueurs comme Jack Wilshere ou Bukayo Saka.
- Une finale de Ligue des champions en 2006, perdue face au FC Barcelone.
- Un derby du nord de Londres contre Tottenham, l’un des rendez-vous les plus suivis du pays.
- Un surnom compris dans le monde entier, sans traduction nécessaire.
Ces repères ne racontent pas tout, mais ils expliquent pourquoi le club reste exposé médiatiquement même lors des saisons plus difficiles. La dimension historique pèse dans la manière dont la presse britannique commente chaque résultat.
Ces joueurs d arsenal devenus des repères pour les supporters
Thierry Henry arrive en 1999 et repart en 2007, avec un retour en prêt quelques années plus tard. Ses 228 buts sous le maillot rouge et blanc en font le meilleur buteur de l’histoire du club. Plus qu’un chiffre, il a laissé une façon de jouer, avec des appels sur le côté gauche et une finition clinique.
Dennis Bergkamp, Tony Adams, Patrick Vieira et Ian Wright appartiennent à la même galerie. Bergkamp pour la qualité technique, Adams pour le leadership d’un défenseur formé au club, Vieira pour l’impact au milieu, Wright pour l’instinct devant le but.
Les générations suivantes ont pris le relais, avec Cesc Fabregas, Robin van Persie, Mesut Ozil, Aaron Ramsey, Alexis Sanchez ou Pierre-Emerick Aubameyang. Plus récemment, Bukayo Saka s’est imposé comme le symbole d’une équipe construite en partie avec des joueurs issus du centre de formation.
La reconversion d’un ancien joueur arsenal, du terrain au banc
Mikel Arteta illustre le passage direct du vestiaire au poste d’entraîneur. Il a terminé sa carrière de joueur au club en 2016, puis a pris la direction de l’équipe première en 2019. Per Mertesacker s’occupe de l’académie, tandis que Thierry Henry a entraîné, commenté et accompagné des sélections de jeunes.
D’autres restent dans l’écosystème du football autrement : direction sportive, stages pour enfants, fondations caritatives, consultant pour la télévision britannique. Le club entretient ce lien par des matchs d’exhibition et des rôles d’ambassadeur confiés à plusieurs figures du passé. Pour un supporter, ces parcours prolongent l’attachement au maillot bien après la fin des carrières.
Comment suivre le club et comprendre ses saisons
Le calendrier anglais est dense : championnat, coupes nationales et compétitions européennes s’enchaînent de l’été au printemps. Les matchs à domicile se jouent à l’Emirates Stadium, dans le nord de Londres, et l’accès se fait facilement en métro depuis le centre de la capitale britannique.
Pour un lecteur français, plusieurs repères facilitent le suivi : la diffusion télévisée des affiches du week-end, les résumés disponibles le lendemain et les statistiques publiques sur les sites spécialisés. Les commentaires anglais restent la source la plus dense, mais la couverture francophone s’est nettement étoffée depuis une quinzaine d’années.
Pourquoi parle-t-on des Gunners pour Arsenal ?
Le surnom vient des ouvriers de l’arsenal militaire de Woolwich, qui ont créé l’équipe en 1886. Gunners signifie canonniers en anglais, et un canon figure toujours sur l’écusson du club. Le terme est utilisé par la presse britannique, les supporters et le club lui-même.
Arsenal a-t-il déjà connu la relégation ?
Non. Le club évolue sans interruption en première division anglaise depuis 1919, ce qui représente l’une des plus longues séries du pays. Il fait également partie des fondateurs de la Premier League en 1992 et n’a jamais quitté ce championnat depuis sa création.
Combien de titres de champion Arsenal possède-t-il ?
Le club totalise treize sacres nationaux, répartis entre 1931 et 2004. Il détient par ailleurs le record de Coupes d’Angleterre, avec quatorze trophées remportés dans cette compétition à élimination directe.
Quel gardien a le plus marqué le poste à Arsenal ?
David Seaman est le nom le plus cité, avec plus de 500 rencontres disputées sous le maillot londonien et une longévité exceptionnelle au plus haut niveau. Jens Lehmann et Petr Cech ont ensuite laissé leur empreinte, chacun avec un style très différent.
Quel joueur a inscrit le plus de buts pour le club ?
Thierry Henry occupe la première place avec 228 réalisations toutes compétitions confondues, devant plusieurs attaquants historiques du club. Ce total reste un repère régulièrement rappelé lorsqu’un buteur actuel s’approche d’une série marquante.









