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Vitor Oliveira, « l’homme ascension » du Portugal

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Vitor Oliveira, « l’homme ascension » du Portugal

À 62 ans, Vitor Oliveira vise cette année une dixième promotion dans l’élite, après quatre montées consécutives. Une CV exceptionnel qui en fait l’un des entraîneurs les plus réputés du pays.

Dans le football, on parle souvent de carrière atypique pour désigner le parcours d’un joueur ou d’un entraîneur. Ce mot prend tout son sens quand on évoque celle de Vitor Oliveira, que l’on surnomme « l’homme ascension » au Portugal.  Cette saison, il vise une nouvelle montée dans l’élite avec le club de ses débuts, Portimonense.

Vitor Oliveira a fait toute sa carrière de joueur professionnel au Portugal, avec 12 saisons effectuées  entre 1972 et 1985, dont 9 en première division. Milieu de terrain, il effectue sa dernière saison à Portimonense en 1985, avant de reprendre le club en tant qu’entraîneur lors de la saison 86/87. C’est le début d’une longue liste pour le Portugais, qui dirigera 17 clubs. Ses premières années dans le métier sont assez stables. Il reste notamment 2 ans à Portimonense, 4 ans à Paços de Ferreira et 3 à Gil Vicente, en division supérieure. C’est avec le second qu’il connaît sa première ascension dans l’élite, lors de la saison 1990/1991.

Lorsqu’on lui demande : « Que doit faire un club pour accéder à la première division ? »,  il répond simplement : « m’embaucher »

Vitor Oliveira va ensuite connaître une carrière un peu plus agitée. Il réalise quelques piges en première division mais devient au fil du temps un spécialiste des promotions. De 1995 à 2011, il oscille entre les deux étages et effectue des passages remarqués chez les cadors, comme par exemple à Gil Vicente en 2002/2003 avec une belle huitième place. Mais durant cette période, il devient « l’homme ascension », puisqu’il fait monter Paços de Ferreira en 1991, l’Academica en 97, Leiria en 98, Belenenses en 99 et Leixoes en 2007. À l’exception de Paços de Ferreira en 1991/92 et Belenenses en 1999/2000, le technicien choisit de ne pas continuer l’aventure avec les clubs promus.

1 an et puis s’en va…

Depuis 2012, Vitor Oliveira effectue donc des « missions » d’un an. Après toutes ces années d’expérience et malgré la faible médiatisation de la deuxième division, il décide tout de même de se concentrer uniquement sur ce qui est devenu sa marque de fabrique, la montée en Liga Nos. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le succès est au rendez-vous. Quatre ascensions successives avec quatre clubs différents : Arouca (2012/2013), Moreirense (2013/2014), Union de Madère (2014/2015) et le Desportivo Chaves l’année dernière, club entraîné il y a quelques années par un certain Leonardo Jardim, et qui rejoint l’échelon supérieur 17 ans après l’avoir quitté. Pour expliquer ce succès et justifier son parcours, Vitor Oliveira explique être fait pour gagner. Il préfère tout simplement jouer la montée avec un club de seconde zone plutôt que le maintien en Liga Nos. Un goût prononcé et revendiqué pour la victoire, qui le pousse chaque année à se lancer le même défi avec un club différent. Après ses 9 promotions (4 titres de champion), il profite désormais de sa petite notoriété et jouit de son statut. Lorsqu’on lui demande : « Que doit faire un club pour accéder à la première division ? »,  il répond tout simplement : « m’embaucher ».

Après avoir annoncé son départ du Desportivo Chaves, comme prévu, Vitor Oliveira a donc rejoint les rangs de Portimonense en début de saison, avec l’objectif habituel. Ce nouveau challenge a une saveur particulière pour le technicien. L’histoire serait belle de voir Vitor Oliveira réussir sa dixième montée dans l’élite avec un club qui l’a lancé dans le grand bain en tant qu’entraîneur. C’est bien parti d’ailleurs puisqu’il est actuellement leader avec 7 points d’avance sur son dauphin, après 14 journées. Élu meilleur coach de deuxième division lors de la saison 2014/2015, on se demande bien pourquoi cette distinction ne lui est pas décernée à vie…

Né en 1985, je suis rédacteur sportif indépendant, avec une forte sensibilité football.

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