AvideceWopyBalab

Au bout de 6 saisons avec aux commandes de l’équipe mancunienne, les Skyblues ont remporté 1 FA Cup, 4 EFL Cup, et ont fini à quatre reprises en tête du championnat.
Cette armoire à trophées manque toutefois cruellement de Champions League ce qui mène à se demander si ce Man City est une équipe de légende à l’image du Barça de Cruyff, l’AC Milan de Sacchi, ou encore, le Barça de Guardiola.
Nous verrons quel héritage laissera cette équipe de Man City une fois que Guardiola laissera sa place à un autre.

Une domination sans égale sur le plan national

 

Lorsque Guardiola est annoncé comme nouvel entraîneur de Man City en 2016, les attentes ne sont pas des plus élevées. Même si le catalan a prouvé par le passé qu’il était capable de remporter des trophées tout en proposant un jeu alléchant, on le voit mal adapter son jeu à la Premier League.
Ce qui marche en Espagne ne marche pas forcément en Angleterre. On a alors du mal à voir une équipe dominer la Premier League en comptant sur un jeu de possession face à des équipes capables de proposer une intensité offensive telles qu’on en voit en Premier League.
Et la première saison de Guardiola à Man City  ne donne pas forcément tort aux sceptiques.
Hors, c’est comme souvent sur le long terme que Guardiola fera ses preuves, en remportant la Premier League avec un record de 100 points.
Le catalan a ensuite remporté le championnat le plus relevé au monde à trois autres reprises, montrant qu’il était tout à fait capable d’adapter son style au championnat anglais. 

Pourquoi Guardiola n’a-t-il pas (encore) remporté la Champions League ?

 

Certains fans et observateurs pointent régulièrement le fait City n’ait pas remporté la Champions League pour prouver que ce n’est pas une si grande équipe.
Même s’il a pu arriver que les innovations tactiques hasardeuses de Guardiola -comme celle qui consistait à jouer sans milieu défensif face à Chelsea en finale- aient pu compromettre les chances des cityzens d’avancer dans la compétition, il y a aussi de nombreuses fois ou l’élimination ne peut pas être mise sur le dos du coach.
Le but hors-jeu d’Aguero face à Tottenham et le tir de Grealish sauvé sur la ligne par Mendy sont des coups du sort.

Guardiola est encore sous contrat jusqu’à 2025 et il  a largement le temps de rectifier le tir en remportant la coupe aux grandes oreilles d’ici-là.
Mais s’il ne l’emportait pas, pourrait-on lui enlever le mérite d’avoir effectué tant de parcours honorables en Champions League qui se sont joués sur un coup du sort ?

Chelsea a gagné sa première Champions League avec Di Matteo, qui n’entraîne plus depuis plusieurs années. Cette finale aussi avait eu sa part de coups du sort, avec ce pénalty manqué par Robben durant les prolongations.
Le but ici n’est pas de minimiser les exploits et la responsabilité des uns et des autres qui sont bien réels, mais plutôt de montrer qu’un succès en ligue des champions n’est pas toujours représentatif de l’impact qu’une équipe laisse sur les fans et sur l’histoire du football.

Suite à l’élimination de City face au Real Madrid en demi-finale de ligue des champions beaucoup, ont pointé le manque de pédigrée européen du club anglais comme responsable de cette désillusion, et se sont ensuite permis des comparaisons avec le PSG, lui aussi éliminé face au Real.
Hormis le fait qu’ils soient possédés par des Etats pétroliers, les situations des deux clubs ne sont que très peu similaires.
Les sept titres de champions d’Europe remportés par le Milan AC n’ont pas permis à ce club de peser sur la scène européenne au cours de la décennie écoulée.
L’immense histoire du club lombard ne l’a pas non plus empêché de se faire remonter de trois buts lors de la finale de Champions League en 2005 face à Liverpool.
Même si l’histoire a son  importance et peut peser sur la tête des joueurs, la gestion d’un club a une influence plus importante sur les succès de celui-ci.
En termes de gestion, Man City se rapproche de ce qui fait de mieux. Leurs achats se font souvent avec un but précis et les joueurs en sortent très souvent renforcés. On pense par exemple à Kevin de Bruyne, qui malgré son talent a connu deux passages difficiles à Chelsea avant de vraiment s’imposer à Man City comme l’un des meilleurs milieux de terrain au monde et l’un des plus talentueux de l’histoire de la Premier League.
On pense aussi à Joao Cancelo et Ruben Dias qui ont pris une toute auttre dimension en signat à Man City.
Leurs voisins mancuniens dépensent plus mais n’ont pas les mêmes résultats que les Skyblues.

Man City est le parfait exemple d’un club aux ressources certes quasiment illimitées mais qui dépense intelligemment.

 

Conclusion

Il est certain que Man City restera l’un des clubs les plus marquants de ces dernières années.
Guardiola dispose à l’heure actuelle de deux saisons pour rectifier le tir et remporter une ligue des champions. S’il y arrivait, la question ne se poserait plus et cette équipe serait unanimement considérée comme étant légendaire.
Cependant, ce qu’il a déjà accompli à la tête de cette équipe doit être reconnu à sa juste valeur. Gagner le championnat anglais n’est jamais une mince affaire.
En plus de ces résultats, le jeu produit par cette équipe restera dans les annales. Rarement une équipe a produit un jeu qui a l’air tellement simple, basé sur la possession avec une telle utilisation des ailiers. Si ça a l’air simple c’est loin d’être le cas et seulement un entraîneur aussi minutieux que Guardiola pourrait mettre cela en place.

Le Manchester City de Guardiola restera quoi qu’il arrive l’une des équipes les plus dominantes de ces dernières années ainsi que l’une ds plus plaisantes à voir.