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Cet été, la FIFA a été ébranlée par un scandale d’envergure autour des réseaux d’influence, poussant à la démission ou à la suspension certains membres de son board, et à la case prison ceux qui avaient sans doute le réseau le moins développé. Si les faits ont déjà été largement balayés, le football pourrait aussi se voir chamboulé techniquement.

Ce vent de renouveau qui est en train de souffler dans l’instance semble ouvrir la porte à de nouvelles évolutions dans la pratique et la promotion du football. Impossible de savoir si certaines décisions sont opportunistes ou en négociation depuis des mois, mais force est de constater qu’elles dépoussièrent des points restés trop longtemps en suspens.

Marketing

Le candidat sud-africain à la présidence de la FIFA, Tokyo Sexwale, fait campagne pour donner la possibilité aux nations de marketer tout leur équipement, dont les maillots les jours de matchs, déclarant « qu’il existe un potentiel de plusieurs dizaines de millions d’euros qui viendraient directement dans les caisses des fédérations ».

Actuellement, la FIFA n’autorise pas le sponsoring des maillots des matchs, mais autorise ceux d’entrainement, comme peut déjà le faire l’Angleterre avec Vauxhall (6M£/an). Dans les clubs, la pratique est désormais courante depuis les années 80 et rares sont les clubs à ne pas avoir craqué devant un tel potentiel budgétaire.

Parmi ses autres propositions, il cherche à augmenter le nombre de pays participant à la Coupe du monde, ce qui pourrait encore représenter un potentiel marketing, la compétition ayant alors une plus grande visibilité.

Etude du jeu

Concernant l’étude du jeu, les avancées pourraient être phénoménales. La nouvelle est passée inaperçue auprès des médias. Pourtant, elle représente aussi une complète révolution pour les équipes et leur public. Début octobre, la FIFA et l’IFAB (organisme qui est chargée de faire évoluer les lois du jeu) ont demandé aux fabricants de systèmes électroniques de tracking sportif, de faire des propositions afin que les joueurs puissent aussi porter ces éléments durant les matchs. Cela fonctionnerait aussi pour les éléments du jeu, comme les ballons et pourquoi pas les structures fixes comme les cages.

Jusque là, vous voyez souvent les joueurs porter des brassirères disgracieuses leur permettant, entre autres, d’étudier leur position sur le terrain lors des entrainements et contrôler leur rythme cardiaque. Cette fois-ci, les équipes et leurs staffs pourront avoir des données encore plus fiables, basées sur des performances réelles.

Les 2 points qui pourraient changer le football après le #FIFAgate

La FIFA et l’IFAB ont cependant deux prérequis : faire en sorte que tout élément développé ne puisse pas blesser quiconque sur le terrain, et le fait de ne pas pouvoir utiliser ces données « en temps réel ». On peut extrapoler en imaginant que ces données puissent êtres disponibles assez rapidement pour les diffuseurs ou les personnes dans les tribunes, comme une expérience in-site nouvelle.

La MLS, toujours à l’avant-garde niveau lois du jeu, a déjà pris les devants en proposant de tester le principe des ralentis pour les arbitres sur certains matchs amicaux. Il reste à définir exactement comment les utiliser, mais son vice-président, Jeff Agoos, opterait pour les penalties, les cartons rouges et les buts litigieux.

Sources : The Guardian, SportTechie