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Tour d’Europe : Chelsea en patron, Ramos sauve le Real Madrid

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Tour d’Europe : Chelsea en patron, Ramos sauve le Real Madrid

Dans un match à part comme le Clasico, qui sauve désormais le Real Madrid dans la panade ? pardi. Le défenseur a sauvé les siens dans un match au sommet sans bagarre générale, ce qui n’a pas été le cas à l’Etihad Stadium. Au-delà de ça, le soleil de Milan ne brille que pour une seule équipe en ce moment.

Chelsea, une belle tête de vainqueur

On aurait pu retenir la main de Cahill, non sanctionnée dans la surface, ou cette obstruction en dernier défenseur de David Luiz, qui s’en sort sans avertissement alors qu’il méritait l’expulsion. On préfèrera retenir la magnifique opposition entre Guardiola et Conte, entre la relance courte de derrière des Skyblues et le pressing haut des Blues, dans un duel fort en intensité et en technicité, puisque chaque contrôle raté ou passe mal ajustée provoquait un danger immédiat. La Premier League n’a évidemment pas encore de champion couronné, mais Chelsea en serait un beau. Les Londoniens ont fini par l’emporter grâce à des contre-attaques insensées, bien symbolisées par ce second but où il ne faut qu’une poignée de secondes et 2 passes pour traverser tout le terrain et marquer. Dans ces matches serrés, un héros se distingue parfois. Dommage pour les fans de joueurs polis, c’est le controversé qui se distingue, comme de plus en plus souvent cette saison. Buteur et passeur décisif, le numéro 19 des Blues réalise un de ses meilleurs débuts d’exercice.

Le héros du week-end : Ramos, l’ange-gardien de Madrid

Champion du monde, double vainqueur de l’Euro et de la Ligue des champions, Sergio Ramos est un monument du football, que le grand public associe pourtant plus volontiers à son penalty envoyé dans les nuages face au Bayern Munich en 2012. C’est vite oublier que depuis, le défenseur andalou se distingue aussi par son incroyable capacité à se montrer décisif quand le Real Madrid est en danger. Buteur-sauveur lors de 2 finales de Ligue des champions et d’une Supercoupe d’Europe, le capitaine madrilène a remis le couvert ce week-end, lors des arrêts de jeu d’un Clasico qui n’a pas tenu toutes ses promesses (1-1). Depuis le départ de Casillas, Ramos est plus que jamais l’âme de ce Real Madrid. S’il continue à marquer lors des grands rendez-vous, nul doute que la place qu’il occupe dans l’histoire du plus grand club du XXe siècle sera encore plus spéciale.

Le zéro du week-end : Fellaini, fallait pas l’inviter

Face à un Everton malade, Manchester United n’a pas montré grand-chose, mais a eu la chance de mener au score par le biais d’Ibrahimovic, d’un lob qui rentre doucement dans les buts. Clairement, les Red Devils n’ont pas été bons, sauvés par un bon De Gea, mais ils tenaient enfin leur premier succès en Premier League depuis des lustres. Pour garder le résultat, Mourinho a bétonné en faisant rentrer Fellaini. Le Belge n’a eu besoin que de 2 minutes pour provoquer un penalty, en percutant beaucoup trop naïvement Gueye. Spécialiste de l’exercice, Baines ne se privait pas pour égaliser (1-1), empêchant ainsi les Mancuniens de se reposer sur un succès qui leur aurait fait tant de bien. Fellaini rend service à son ancienne équipe, et ne donne pas d’arguments en sa faveur auprès des fans de Manchester United…

Le meilleur du week-end

Mené rapidement face à la séduisante équipe de Mayence, le Bayern Munich a su se ressaisir. Avec Robben à la passe, puis à la finition, c’est évidemment plus facile. De retour dans le onze de départ, le Néerlandais a fait la différence, avant que le bijou sur coup franc de Lewandowski, en fin de match, ne vienne conclure la victoire bavaroise.

Bien sûr, le coup franc d’Etxebarria mérite une mention, dans la victoire de Bilbao face à Eibar (3-1). Mais comment rester insensible face à la vitesse pure de Williams, qui part de son camp sur le côté pour manger tout le monde sur sa simple puissance d’accélération. L’attaquant basque prend de plus en plus d’ampleur, et c’est tant mieux.

Tottenham a pleinement profité des faiblesses de Swansea pour régaler son public (5-0). Parmi les joueurs les plus brillants, Son a été particulièrement à son aise. Quand il est sur le terrain, les Spurs sont globalement plus dangereux, tant il s’adapte aux mouvements de Kane ou Alli.

Mine de rien, l’AC Milan enchaine les bons résultats, avec 4 victoires et un match nul sur les 5 dernières levées. Ce week-end, c’est Crotone qui a été vaincu (2-1). Pourtant, les Rossoneri ont concédé l’ouverture du score, puis Niang a raté un penalty. Mais au mental, cette équipe a réussi à l’emporter au finish. Non, les Lombards ne seront probablement champions, mais oui, retrouver la plus prestigieuse des scènes européennes n’est plus une utopie.

Dembélé, plus connu pour ses percées balle aux pieds, a opté pour le costume du distributeur de caviars, étant buteur et impliqué dans les 3 autres buts de Dortmund face à Gladbach (4-1). Très en jambes, Aubameyang a brillé, tout comme Reus qui semble enfin retrouver un niveau de jeu conforme à son statut.

Gijon a réalisé une belle performance offensive face à Osasuna (3-1) avec un doublé de Carmona. On apprécie le football de possession, en vogue ces dernières années, mais le dernier but du Sporting est une merveille de contre-attaque magnifiquement conclue.

WBA, équipe entrainée par Pulis, qui marque sur corner via leur grand défenseur Evans : les clichés sur le football anglais ne sont pas prêts de mourir, et c’est tant mieux. Victorieux face à Watford (3-1), les joueurs de West Brom’ sont les plus efficaces sur corner de Premier League. La bagarre en fin de match, par contre, on s’en passerait bien.

La Juventus Turin a brisé l’élan de l’Atalanta Bergame (3-1) en faisant preuve d’un réalisme cynique. Alex Sandro a signé un super slalom sur l’ouverture du score. Saluons également le but de Freuler qui sauve l’honneur de bien belle manière, concluant magnifiquement une action collective  de toute beauté.

https://twitter.com/TransfersCalcio/status/805140657169989633

Après avoir raté 4 occasions nettes d’égaliser à 1-1, Cologne s’est effondré face à Hoffenheim (4-0). On ne sait pas si cette séduisante équipe participera à la prochaine Ligue des champions, mais on s’enthousiasme déjà de savoir si elle réussirait à développer son jeu face aux meilleures écuries européennes. Car les 2e et 4e buts face à Cologne sont clairement des chefs d’œuvre d’actions collectives !

Dans un concert d’erreurs défensives, le Bétis Séville et le Celta Vigo ont au moins offert un beau spectacle (3-3) aux spectateurs. Les Andalous pourront se sentir lésés, puisqu’ils ratent 2 occasions de suite de tuer le match avant l’égalisation. s’est distingué avec un beau doublé.

Stoke City sait envoyer du jeu : face à Burnley (2-0), il suffit de voir les buts pour comprendre pourquoi on parle parfois de Stokelona !

En s’imposant sur la pelouse de Darmstadt, concurrent direct pour le maintien, Hambourg s’offre un bol d’air bienvenu (0-2). Le légendaire HSV ne veut pas connaitre la relégation pour la première fois de son histoire, même s’il reste mal embarqué.

Leipzig continue son bonhomme de chemin, en venant à bout de Schalke (2-1). Outre Fosberg, Werner sort du lot. A son âge, convertir ce penalty alors que l’équipe adverse et tout le stade lui met la pression, il faut en avoir.

Face à une équipe de West Ham limitée, Arsenal s’est amusé (5-1). Les Gunners ont pu compter sur un Alexis de gala, absolument partout sur le terrain. Parmi ses faits d’arme de la rencontre, retenons notamment le grand pont avant la passe décisive à Özil, ou cette merveille de feinte de frappe avant de piquer au dessus du gardien pour le dernier but.

Le pire du week-end

On aurait aimé que le match, si plaisant pendant 90 minutes, se termine autrement entre Manchester City et Chelsea. Mais un attentat d’Agüero sur David Luiz a mis le feu aux poudres, avec un début de bagarre générale, et des cartons distribués à chacun. Fair-play, le Brésilien préfère rappeler que l’Argentin est avant tout un grand joueur, et refuse de revenir sur cette faute.

On ne sait pas si ce match prouve que Naples peut prétendre au titre, car cette équipe est irrégulière au possible. Mais la claque infligée à l’Inter Milan (3-0) montre que les Nerrazurri seront loin du Graal cette saison encore. Sur le premier but, la défense ne bouge pas, endormie face à la combinaison napolitaine. Sur le second, l’alignement désastreux de Miranda maintient Hamsik en jeu, qui n’en demandait pas tant.

En déplacement à Grenade, Séville a manqué une belle occasion de consolider sa troisième place et d’écarter ses poursuivants (2-1). L’équipe andalouse est fascinante par sa prise de risques, mais s’expose énormément. Quand ça ne fonctionne pas, la sanction est immédiate, à l’image de l’ouverture du score où la défense est clairement livrée à elle-même, sans aide de la part du reste de l’équipe.

Le Werder qui s’impose face à Ingolstadt (2-1), c’est évidemment une bonne chose. Mais que Kruse prenne un coup franc bien placé alors que Junuzovic est sur le terrain, c’est définitivement non, surtout si c’est pour envoyer un boulet de canon en tribunes.

Leicester passe doucement du paradis à l’enfer, et ce même si tout se passe bien en Ligue des champions. La surprise de l’an dernier a encore chuté, face à Sunderland cette fois-ci (2-1), et va décidément se battre pour le maintien. Eternel, Defoe a encore marqué.

S’il y a un match où il ne faut pas faire ça, c’est bien le derby romain. Trop gourmand, Wallace a tenté le diable en dernier défenseur, voyant Strootman l’intercepter pour ouvrir le score… La Lazio Rome ne s’en relèvera pas puisque Nainggolan finira le travail de loin (2-0).

L’Atlético Madrid n’a pas réussi à concrétiser de bonnes occasions face à l’Espanyol (0-0), notamment Griezmann qui rate la balle de match à 10 minutes du terme. D’un autre côté, la défense a été fébrile, et il a fallu un excellent Oblak pour sauver les meubles.

Depuis l’intronisation d’Ismaël, Wolfsburg montre des signes encourageants, mais ne parvient à obtenir aucun résultat. Après avoir mené 2 fois au score face au Hertha Berlin, les Loups ont cédé sur un nouveau penalty, transformé par Kalou dans les arrêts de jeu. Dommage, car l’équipe développe un bon football… Plattenhardt a lui marqué son 5e coup franc en Bundesliga.

Forster n’est pas un mauvais gardien, quiconque suit Southampton peut le dire. Mais il s’est lamentablement troué sur l’ouverture du score de Crystal Palace (3-0), offrant le but le plus facile de la carrière de Benteke. Lent sur le but du break qui intervient quelques minutes plus tard, le portier des Saints n’a pas marqué de points devant Southgate, présent en tribunes.

Ce sont 2 joueurs tellement géniaux que le Bayer Leverkusen se repose presque exclusivement sur eux sur le plan offensif : Brandt et Cahlanoglu ont encore été décisifs face à Fribourg (1-1), mais trop peu accompagnés. On ne peut pas demander autant à un duo aussi jeune !

https://twitter.com/kayl_lazare/status/805076852092047360

En l’absence de Coutinho, Mané a assumé le rôle de leader offensif de Liverpool. Le Sénégalais, virevoltant partout sur la pelouse, a notamment été buteur et double passeur décisif. Malheureusement, personne n’a pris le délai défensivement. Peu d’équipes mèneront 3-1 pour finalement s’incliner à Bournemouth (4-3). On dit souvent qu’en football, une grande équipe se construit d’abord par une bonne défense…

Francfort a raté une belle occasion de recoller au peloton de tête sur la pelouse d’Augsbourg (1-1). La faute à un coup de canon de Ji, sur lequel personne n’a su réagir. Le Sud-Coréen a véritablement crucifié Hradecky.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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