Restons connectés

Tour d’Europe : Griezmann et Messi font le spectacle

Tour d'Europe

Tour d’Europe : Griezmann et Messi font le spectacle

Beaucoup d’affiches ce week-end, où Messi, Benzema et Griezmann assurent le spectacle. Arrizabalaga et Asenjo ont tout de même rappelé qu’il n’y avait pas que les attaquants qui brillaient en Liga. Ailleurs, Lukaku a fait taire les critiques, tandis que Destro est encore en train de célébrer son but.

Arsenal, une équipe vouée à perdre ?

Entre Arsenal et Manchester City, on se doutait que si la logique était respectée, la Coupe de la Ligue anglaise irait garnir l’armoire à trophées de Guardiola. Et si les Citizens ont été supérieurs aux Gunners, on reste quand même sur notre faim. Mustafi, au duel avec Agüero sur un long ballon, sent un contact et s’arrête de jouer en demandant une faute à l’arbitre… Laisser filer un des meilleurs attaquants au monde n’était évidemment pas une bonne idée, l’Argentin ouvrant le score d’un subtil lob sur Ospina. Quelques minutes plus tard, Aubameyang, trouvé dans la profondeur, voit Kompany revenir sur lui de façon autoritaire, avec un coup d’épaule qui l’envoie valser, sans faute, très proprement. La différence flagrante entre les 2 défenseurs met l’accent sur l’envie plus palpable à Manchester, Arsenal ne compensant pas son infériorité collective et technique par une volonté sans faille. La seconde période renforce ce sentiment, avec Kompany qui obtient à l’engagement un corner, à l’origine du but du break qu’il inscrit lui-même. Comme le dirait si bien Evra, les hommes ont imposé leur volonté aux enfants.

Les joueurs du week-end

Il faut croire qu’il en avait gros sur la patate au moment d’affronter le Genoa, où il a débuté en Série A. Destro a pris son carton jaune après avoir enlevé son maillot et exulté comme s’il avait gagné la Ligue des champions, suite à son ouverture du score pour Bologne. L’Italien a ensuite offert le but du break à Falletti, plutôt que de tenter le diable et de la jouer perso.

Un but dans le jeu, un autre sur coup franc, une avant-dernière passe précédée d’une folle chevauchée : Messi était partout face à Gérone. L’Argentin, qui voit le gardien repousser 2 belles tentatives sur coup franc, et un défenseur sauver sur la ligne un lob parfait, a livré une performance de premier choix aussi bien dans le jeu que dans le dernier geste, se montrant omniprésent et impressionnant. Le Barça a logiquement déroulé, dans le sillage de son champion.

Souvent critiqué pour son incapacité à être décisif face aux gros bras du championnat, Lukaku a fait mentir tout le monde contre Chelsea. Le buteur de Manchester United a marqué, fait une passe décisive, et manqué de peu de réussir à marquer un but d’anthologie, d’une reprise en ciseau claquée par Courtois. Surtout, le Belge a été un véritable poil à gratter constant pour les Blues.

Ronaldo, après son premier but, montre bien au public qui est l’artisan de cette réalisation, en désignant Benzema. Auteur d’un doublé, le Portugais a bien raison de laisser le penalty de fin de match à son coéquipier français, tant il aurait été dommage de ne pas couronner cette prestation aboutie par un but. Le numéro 9 madrilène, qui avait entre-temps offert une passe décisive à Bale après avoir lui-même récupéré le ballon, n’a pas manqué l’occasion.

https://twitter.com/locosmaruecoss/status/967763741214494722

Arrizabalaga a réalisé une prestation de classe internationale face à Malaga. Le gardien de Bilbao a prouvé pourquoi il intéressait à ce point les grosses cylindrées, au premier rang desquelles le Real Madrid. Serein dans les airs, rapide pour sortir dans les pieds, auteur de parades spectaculaires sur sa ligne et repoussant un penalty, l’espoir de l’Athletic est même fair-play en ayant un geste à l’égard de son adversaire expulsé pour lui avoir marché dessus.

Un triplé dont une lucarne, une passe décisive, de nombreuses courses partout sur le terrain, et une complémentarité évidente avec ce salopard de Diego Costa : Griezmann a crevé l’écran face à Séville, offrant à l’Atlético Madrid un large succès. Le Français profite pleinement du retour de l’international espagnol, et redevient ce joueur qui se balade partout sur le terrain, esquivant les duels pour mieux créer.

On a aimé

  • Scène assez insolite à Brême, où le public du Werder a lancé… des feux d’artifices en plein match face à Hambourg !
  • Les matchs se suivent et se ressemblent pour Liverpool, facile tombeur de West Ham, et qui aurait pu en mettre 3 ou 4 de plus. Les attaques sont rapides, les joueurs combinent, tout le monde participe : cela ressemble au Dortmund de Klopp.

  • A l’origine de la majorité des mouvements dangereux de son équipe, Iago Aspas a de nouveau régalé le Celta Vigo, tombeur d’Eibar. Inui, qui loupe une occasion en or d’ouvrir le score et de changer la physionomie du match, peut s’en vouloir.
  • L’Inter Milan renoue enfin avec la victoire ! Certes, ce n’était que Benevento en face, et les buts ont été inscrits sur coup de pied arrêté, par les 2 défenseurs centraux. Tout n’est pas parfait, mais cela peut être un déclic.
  • Schalke a fait parler tout son talent sur la pelouse de Leverkusen. Burgstaller a signé le plus beau but du week-end, se permettant un coup du sombrero sur le dernier défenseur, tandis qu’Arit a fait parler sa pointe de vitesse  de façon spectaculaire sur une action mal conclue par un coéquipier.

  • Gabbiadini se remet à marquer pour Southampton, sur un vrai but de renard, offrant le match nul face à Burnley.
  • Pour préserver la victoire de Villarreal face à Getafe, Asenjo a réussi l’exploit de repousser 2 penaltys adverses. Le portier du sous-marin jaune a logiquement été félicité par ses coéquipiers au coup de sifflet final.
  • Auteur d’un doublé pour la Lazio, Sergej a notamment inscrit un bijou sur l’ouverture du score sur la pelouse de Sassuolo. Pas étonnant que Mourinho veuille le recruter…

  • La surprise du week-end, à savoir la victoire de Cologne sur la pelouse de Leipzig, a un goût de France : le but de l’égalisation est signé Koziello. L’ancien joueur de Nice réussit un contrôle orienté parfait, avant de marquer d’une frappe tendue.

  • Joli but de Mounié, tombeur de WBA avec Huddersfield. Pour une première saison en Angleterre, son exercice est pour le moment plutôt satisfaisant.
  • Certes, Zapata voulait sans doute centrer, mais ce bijou involontaire offre la victoire à la Sampdoria, face à l’Udinese.
  • Pas forcément raffinée, la gueule cassée de Watford a encore frappé, face à Everton d’une frappe en pleine force. Deeney ne sait pas jouer autrement, mais ça marche plutôt bien.
  • Calabria a raison de célébrer son but avec les supporters de l’AC Milan qui ont fait le déplacement à Rome : sa balle piquée est parfaite.
  • Qu’il pleuve ou qu’il vente, Tottenham peut toujours compter sur Kane. Le buteur anglais a offert dans le money time la victoire aux siens sur la pelouse de Crystal Palace, faisant preuve d’abnégation après une partie frustrante pour lui.

  • Biraghi a envoyé une véritable roquette pour permettre à la Fiorentina de s’imposer face au Chievo Vérone.

On n’a pas aimé

  • Sur son ouverture du score pour Wolfsburg, Brekalo fait clairement une faute de main… heureusement que Mayence finit par égaliser : l’honneur est sauf.
  • On veut bien ne pas se moquer des gardiens anglais, mais quand on voit Butland offrir à Leicester le point du match nul sur une boulette, on a du mal. Dommage pour Stoke, même si son portier se rattrape un peu après sur une frappe de Mahrez.
  • Andone, d’habitude appréciable dans le rôle d’élément moteur de La Corogne, a miraculeusement évité le carton rouge après avoir commis une faute dangereuse et stupide sur Victor, de l’Espanyol Barcelone.

  • Quelle maladresse du Bayern, et spécialement du pourtant si adroit Lewandowski, face au Hertha Berlin. Le Polonais, tout comme Ribéry, Alaba ou Robben, n’a pas concrétiser face au club de la capitale.
  • Si quelqu’un a des nouvelles de la défense de Swansea, portée disparue face à Brighton, cela pourrait être utile pour la formation galloise…
  • La faute de main de Ramirez, qui offre la victoire à Valence face à la Real Sociedad, prouve qu’il n’y a pas qu’en Premier League que les gardiens ont du mal.
  • Un week-end sans Dortmund et Naples, c’est quand même moins bien.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

... à lire dans Tour d'Europe

Populaire

Newsletter PKFoot

Une fois par semaine, le lundi midi.

Inscription confirmée

Une erreur s'est produite.

Retour