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Tour d’Europe : le Bayern renversant, Aduriz grand seigneur

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Tour d’Europe : le Bayern renversant, Aduriz grand seigneur

Ce week-end, il est question de surprises en Angleterre, de la galère commune de l’Inter Milan et de Dortmund, du bon esprit d’Aduriz, mais aussi de Griezmann et Bernardo Silva. 

Les matches du week-end

Ce n’était clairement pas l’affiche la plus attendue du week-end, mais la rencontre entre Leganés et l’Espanyol est sortie de l’ordinaire à plus d’un titre. De cette course-poursuite, on retiendra le rôle incroyable qu’a tenu Hermoso, auteur de 2 buts… contre son camp, plongeant ainsi les Catalans vers la défaite, et ce malgré la réduction tardive du score par le même Hermoso. C’est dommage pour l’Espanyol et en particulier pour Navarro, auteur d’un but magnifique où il réussit un grand pont avant d’envoyer une belle frappe sous la barre, avant de réussir une action plus folle encore où il embarque 3 défenseurs pour finalement heurter la transversale.

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Quand Firmino ouvre le score de jolie façon, dès l’entame du match, on imagine une soirée tranquille pour Liverpool à Anfield. Mais les Reds sont vite renversés par WBA et l’enthousiasme de Rodriguez, auteur d’un doublé dont une mine en lucarne. Puis, un but est refusé aux visiteurs, avant qu’un penalty ne soit sifflé pour les locaux. On imagine alors Liverpool reprendre le fil, mais Firmino envoie le ballon sur la barre. La chance est passée pour les Reds, qui encaissent le but du break juste avant la pause, et ne se réveillent que trop tard. A noter l’impulsion de Krychowiak, excellent et impliqué sur 2 réalisations.

Entre le Bayern Munich et Hoffenheim, il y a un monde. Süle et Rudy ont signé en Bavière dans l’espoir d’être suffisamment visibles pour participer à la Coupe du monde, Wagner a rejoint le champion en titre pour être la doublure de Lewandowski, Gnarby a été prêté pour avoir un temps de jeu qu’il n’aurait pas eu face à Robben, Ribéry ou Coman, et Nagelsmann est pressenti pour devenir un jour coach du Bayern. Pourtant, c’est bien l’outsider qui assomme le favori d’entrée avec 2 banderilles. La riposte a été foudroyante, avec pas moins de 5 pions. Tolisso et Coman ont été particulièrement actifs, tandis que Wagner a crucifié son ancienne formation dans le temps additionnel. Beaucoup de spectacle, et une réponse de patron pour le Bayern.

Les hommes du week-end

S’il n’a pas réussi à donner la victoire aux siens, la faute à une égalisation tardive, Petersen a inscrit un joli doublé face à Dortmund. Il coupe d’abord parfaitement un centre au premier poteau, dans une position loin d’être évidente, avant de signer un lob magnifique, quelques secondes après avoir récupéré lui-même le ballon. Le coup d’œil pour voir le gardien avancé, la justesse pour réussir ce geste difficile : tout y est.

Aduriz a évidemment marqué face à Eibar, d’une tête opportuniste sur un centre de Williams, avec qui le vétéran forme un duo remarquable de complémentarité. Mais ce n’est pas pour ça qu’on parle de lui. Le buteur de Bilbao a eu un geste plus noble encore : alors qu’il était tombé dans la surface, et que l’arbitre n’a pas bronché, Aduriz a pris la peine de faire un geste vers son propre public pour lui signifier qu’il n’y avait effectivement pas faute. L’idole local a ainsi invité ses supporters à ne pas siffler l’homme en noir sans raison. Une bonne chose par les temps qui courent.

Harit ne doit pas regretter d’avoir quitté le FC Nantes, tant il montre de belles choses en Bundesliga. Le Marocain a réussi un énorme match face à Stuttgart, et prend de l’épaisseur au sein de l’effectif de Schalke, comme en témoigne le fait qu’on lui laisse tirer le penalty du break. Le milieu offensif aurait pu compter une passe décisive suite à un contre qu’il mène parfaitement, mais Konoplyanka a très mal joué le coup. Tant pis, cela n’enlève rien à la grosse prestation d’Harit, à qui on va pardonner cette coupe de cheveux.

ne doit pas regretter non plus d’avoir quitté la France, puisqu’il a inscrit un doublé dès son premier match avec Leicester. Certes, ce n’était que Peterborough en face, mais l’ancien joueur du Gazélec d’Ajaccio a signé de très bons débuts, car en outre de ses 2 buts, il a été intenable toute la rencontre. A lui de confirmer dans la durée, mais c’est prometteur.

Ce qu’on retient du week-end

  • Kostic a fait preuve d’un joli sang-froid et d’une certaine maîtrise sur son égalisation face à Leipzig : le joueur d’Hambourg élimine joliment le gardien adverse avant de marquer. S’il tenait la balle de match en fin de rencontre, sur une action où il réussit un grand pont, personne ne lui en tiendra rigueur.
  • Premier match réussi pour Alexis à Manchester United, face à la modeste équipe de Yeovil. Sans marquer, le Chilien a néanmoins été impliqué dans les 2 premiers buts de son équipe.

  • Fin de match haletante entre La Corogne et Levante, qui refait un retard de 2 buts en quelques minutes, avant de rater une balle de match, et de trembler sur le dernier corner.
  • Face à un Chievo Vérone qui a terminé la rencontre à 9, la Juventus s’est imposé sans briller particulièrement. Khedira, très présent, a ouvert le score d’une frappe lourde, avant qu’Higuain ne soigne ses stats en fin de match.

  • West Ham, à la rue face à Wigan, a montré un niveau de jeu inquiétant ce week-end. Pourtant, l’équipe est loin d’être moche sur le papier.
  • S’il ne marque plus avec la même régularité avec Villarreal qu’à l’époque de Séville, Bacca reste redoutable, comme il l’a prouvé face à la Real Sociedad. Sa touche de balle pour se débarrasser du gardien adverse est parfaite.

  • Mené au bout de 25 secondes de jeu, le Napoli aura eu besoin de 4 petites minutes pour égaliser face à Bologne. On a également eu droit à un bijou de frappe enroulée de Mertens : presque une habitude.

  • Coup de pétard à Leverkusen, où Bailey a régalé pour l’ouverture du score face à Mayence.
  • Tottenham évite le pire sur la pelouse de Newport, grâce à une géniale inspiration de Son, qui envoie la balle de l’égalisation à Kane.
  • Très en jambes, Griezmann a fait mal à Las Palmas, avec beaucoup d’activité partout sur le front de l’attaque, et un but subtil pour l’ouverture du score. Torres ira de son but, dans un style qui caractérise si bien ce que le joyau formé à l’Atlético était capable de faire à son meilleur niveau.

  • L’Inter Milan n’y arrive plus, même contre Spal. Les Lombards, inoffensifs face à un gardien adverse inspiré mais pas non plus génial, ont concédé un match nul. Ils n’ont plus gagné en championnat depuis 7 journées.
  • Batshuayi n’a que peu de temps de jeu à Chelsea, mais il l’exploite plutôt bien. Le Belge a mis un doublé opportuniste face à Newcastle, et aurait même pu en mettre un troisième sur une belle action individuelle. Alonso a terminé le travail d’un coup franc impeccable.

  • Le score est flatteur voire même trompeur pour le Real Madrid, qui n’a pu porter l’estocade qu’aux dernières minutes du match contre Valence, et a longtemps craint une égalisation.
  • Dans la douleur, et malgré un Felipe Anderson en feu, l’AC Milan a réussi à obtenir un succès de prestige face à la Lazio. Dans le jeu, ce n’est pas spécialement réjouissant, mais c’est peut-être le déclic attendu par le peuple rossonero.
  • Si l’arbitre lui refuse injustement un magnifique but, on a quand même été contents de voir Bernardo Silva face à Cardiff. Le Portugais, qui a moins l’occasion de s’exprimer à Manchester City qu’à Monaco, a rendu une copie très propre, embellie par une passe décisive.

  • Si Guidetti a fait exprès de tirer comme ça sur l’ouverture du score d’Alavés, il a une technique de frappe plus complexe et imprévisible que Suarez, Agüero ou Lewandowski. On en doute un peu. Le Barça s’est réveillé pour finalement l’emporter, avec évidemment un but de Messi, qui donne la victoire aux siens d’un coup franc parfait à moins de 10 minutes de la fin du match.
  • Dans un match animé, où les 2 équipes ont eu plusieurs occasions franches, c’est la Roma qui a craqué et la Sampdoria qui en profite. Le score aurait pu être de 3-3 tant les opportunités ont été nombreuses d’un côté comme de l’autre.

Il a fêté son anniversaire ce week-end

On ne va pas dire qu’il est le meilleur gardien de tous les temps, car ce serait mentir. Si on regarde les 25 dernières années, Kahn, Schmeichel et Neuer sont plus complets que lui, tandis que Casillas présente un profil assez similaire. Non, ce qui fait de Buffon un gardien particulièrement marquant n’est pas son niveau de jeu – même s’il est bien évidemment de classe mondiale – mais sa longévité au plus haut niveau. Avec lui, même s’il a des lacunes dans les sorties aériennes ou dans le jeu long, on sait à quoi s’en tenir, et c’est un luxe que n’ont pas su garder Casillas ou Kahn dans la durée, tous deux ayant perdu leur régularité au fil du temps.

Buffon, je l’ai découvert en 99, il y a presque 20 ans, lors de la défunte Coupe UEFA. Au sein de la formidable équipe de Parme, un jeune gardien s’imposait comme le dernier rempart d’une défense où figuraient notamment Thuram et Cannavaro. Jamais je n’aurais pu imaginer que Gianluigi serait encore là, en 2018, titulaire dans une formation qui lutte chaque année pour réaliser le triplé championnat-coupe-Ligue des champions. Monstre sur sa ligne, grâce notamment à sa façon de fermer les angles et à se coucher rapidement, Buffon est peut-être le gardien qui a les meilleurs réflexes sur ces 25 dernières années. Outre sa longévité, c’est aussi son état d’esprit qui force l’admiration : il reste à la Juventus malgré la relégation administrative en Série B, il a toujours un mot pour rendre hommage à son adversaire, il pense toujours à mettre en avant le club dans son ensemble, staff compris, plutôt que d’attirer la lumière sur lui… Non, Buffon n’est pas le meilleur de tous les temps, il n’est même pas le meilleur de sa propre ère. Mais par son comportement, sa longévité, et sa régularité, il restera comme le gardien le plus marquant de son époque. Et c’est déjà énorme.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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