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Tour d’Europe : Messi en sauveur, Dybala se régale

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Tour d’Europe : Messi en sauveur, Dybala se régale

Grenade et Pescara qui s’éclatent, c’est aussi dingue que de voir le Barça autant en difficulté. Heureusement, il y a Messi. Mais il n’est pas un cas isolé. Toutes les équipes comptent sur un buteur vedette : Ibrahimovic, Higuain, Lewandowski, Immobile, Kane, Dzeko… sans oublier Modeste bien sûr. On va finir par le voir en Bleus celui-là.

Le héros du week-end : Dybala, talent éclatant

Quand on retrouve quelqu’un dont on s’est séparés, on peut la jouer modeste, ou au contraire afficher son meilleur visage. C’est la seconde option que Dybala a choisi au moment d’affronter Palerme, l’équipe qui l’a révélé en Série A. Un poteau, un coup franc splendide, une passe décisive et un doublé (4-1), l’Argentin a démontré qu’il était probablement le joueur le plus talentueux du championnat italien. Son numéro 21, anciennement porté par Zidane ou Pirlo, lui va comme un gant.

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Le zéro du week-end : c’était quoi ce bordel à Francfort ?

Entre Francfort et Ingolstadt (0-2), on a eu droit à du grand n’importe quoi de la part des 2 équipes, mais aussi de l’arbitre. Ainsi, l’ouverture du score provient d’un corner… qui devait être une sortie de but. Abraham a lui craqué en enfonçant ses crampons sur un torse adverse, pour une expulsion logique… et imitée par Leckie, sans doute également fan de De Jong. Quoi d’autre ? Habituellement irréprochable, Hasebe a vu son penalty repoussé par le gardien lui revenir dans les pieds, complètement seul, mais il a expédié le ballon sur la barre. Oui, cette rencontre, c’était définitivement du n’importe quoi. La Bundesliga nous a habitué à mieux.

Les faits du week-end

Si vous avez aimé le coup franc de Di Maria face au Barça, vous allez adorer celui de Delaney, qui clôture la victoire du Werder Brême sur la pelouse de Mayence (0-2).

Dans la lutte pour le maintien, Grenade a joint l’utile à l’agréable en disposant du Bétis Séville (4-1), avec notamment une belle balle piquée de Carcela, et un numéro de Ramos qui combine grand pont et but en position acrobatique !

Huddersfield, qu’on pourrait voir en Premier League l’an prochain, va contraindre Manchester City à un replay (0-0) malgré un onze de départ composé d’internationaux. En manque de réussite, Agüero n’a pas réussi à se montrer décisif.

A l’initiative du seul but de l’Atalanta face à Crotone (1-0), Gomez a également trouvé la transversale, et fait danser ses opposants sur son côté gauche. Sincèrement, on aurait du mal à comprendre qu’aucun gros club ne s’intéresse à lui cet été.

Dans un match à la fin de match houleuse, et un temps additionnel à rallonge, le Bayern Munich a arraché le match nul face au Hertha Berlin (1-1) grâce à Lewandowski. Ça aide pas mal d’avoir un des meilleurs numéros 9 du monde quand même…

Entré à l’heure de jeu à Gijon, Gameiro avait faim de ballons, et l’a matérialisé par un triplé salvateur pour l’Atlético Madrid (1-4). Le Français a bénéficié de 2 belles offrandes de Griezmann, qui se voit en outre refuser un but valable.

Middelsbrough a galéré pour venir à bout d’une équipe d’Oxford qui a fait son retard de 2 buts aant de craquer (3-2). A noter le coup franc plein de flegme de Maguire, et du bijou en position acrobatique de Gestede.

Pour beaucoup, c’est un but qui ne retiendrait pas l’attention. Mais on a aimé voir Immobile marquer face à Empoli (1-2) : la façon dont il prend la position préférentielle sur son défenseur, pour être là où il faut, à la retombée du ballon, c’est de l’excellent travail de pur numéro 9.

Le Bayer Leverkusen a affiché son meilleur visage à Augsbourg (1-3) : un contre express conclu par Bellarabi, un Chicharito retrouvé, et un Henrich qui signe une merveille de passe décisive. Le club, irrégulier au possible, n’a rien à faire dans le ventre mou de Bundesliga quand on regarde la qualité de son effectif.

Pour avoir l’illustration d’une contre-attaque intelligente et parfaitement exécutée, il suffit de voir le premier but de Séville face à Eibar (2-0), conclu magnifiquement par Sarabia, par ailleurs très en jambes ce week-end, avec des rushs ahurissants.

Les Wolves auraient pu faire l’exploit, mais le ballon a heurté le poteau à 0-0. Il ne faut pas rater ces opportunités face à ce Chelsea impitoyable, et porté notamment par Pedro et Diego Costa, qui n’ont plus rien à voir avec les ombres qui erraient sur la pelouse la saison dernière (0-2).

On l’a déjà dit, et on le dira à chaque fois qu’ils l’utiliseront : ce maillot de l’Inter, porté lors de la courte victoire à Bologne (0-1), ça pique définitivement trop pour les yeux.

Une course-poursuite, de beaux buts, un penalty manqué en fin de match : c’était un beau match entre Hambourg et Fribourg (2-2). On vous conseille le résumé.

De retour de blessure, Bale aura eu besoin d’un quart d’heure pour marquer et clore les débats pour le Real Madrid, face à l’Espanyol Barcelone (2-0) dans son style fait de puissance et de vitesse. Le Gallois pourrait être un atout majeur en cette seconde partie de saison.

Pas encore reconnu à sa juste valeur par ses détracteurs qui affirment qu’il ne pourrait réussir ailleurs, Kane s’éclate à Tottenham, avec un triplé contre Fulham (0-3). En jambes, Eriksen a lui profité de l’occasion pour signer 2 passes décisives, et être à l’origine du dernier but.

Pescara s’est enfin donné une raison de sourire en atomisant le Genoa (5-0). Entre inspirations individuelles et mouvements collectifs, les joueurs de la lanterne rouge ont montré une sacrée détermination offensive.

Certes, Dortmund s’est imposé face à Wolfsburg (3-0), mais Aubameyang a été maudit dans la finition lors de son second match consécutif. La CAN a semble-t-il laissé des traces, au niveau mental, pour le buteur gabonais.

Noble déchu, Valence a honoré son standing face à Bilbao (2-0) avec un Nani trop rapide pour ses adversaires, un Munir inspiré, et un Zaza motivé comme jamais, et récompensé par un but au terme d’une splendide combinaison.

Werner pour Forsberg, Forsberg pour WernerLe duo magique de Leipzig a encore fait le boulot, face à Gladbach (1-2), et on voit mal ces 2 joueurs rester chez le surprenant promu. Il est évident qu’ils sont destinés à jouer dans un meilleur club. Moins heureux, Hazard a raté un penalty.

La présence de Zico pour l’anniversaire du club, ainsi que le bijou de Fofana, n’auront pas suffi à l’Udinese pour venir à bout de Sassuolo (1-2). Auteur d’un doublé, c’est Defrel qui a gâché la fête. Le Francilien devrait prochainement battre son record de buts inscrits sur une saison de Série A.

Est-ce qu’Osako et Modeste sont amis dans la vie ? On ne sait pas, mais sur le terrain, ils filent le parfait amour, bonifiant chacun le travail de l’autre. Entre le bosseur japonais et le finisseur français, on a eu une nouvelle démonstration de complémentarité, face à Schalke (1-1). Pas le duo le plus sexy d’Europe, mais un des plus intéressants à suivre.

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Le PSG doit manquer à Sirigu. En Ligue 1, le nouveau gardien d’Osasuna n’avait pas l’habitude d’aller chercher le ballon dans ses propres filets aussi souvent. Ce week-end, c’est le Celta Vigo qui a profité des faiblesses de la lanterne rouge de Liga (3-0), avec en prime la balle piquée bien énervante de Iago sur le dernier but.

Un grand pont suivi d’un caviar de l’extérieur du pied, Mkhitaryan a permis à Manchester United de répondre à la magnifique ouverture du score de Blackburn (applaudie par Mourinho lui-même). Le reste ? C’est la vista de Pogba et le sang-froid d’Ibrahimovic qui envoient les Red Devils au prochain tour de la Cup, au terme d’une rencontre particulièrement animée.

La Roma n’a fait qu’une bouchée du Torino (4-1) grâce à un Salah insaisissable, un Nainggolan énorme, un Dzeko précieux et un missile de Paredes. Le duel avec Naples pour la seconde place sera passionnant à suivre jusqu’au bout.

Le Barça n’a pas complètement digéré la déroute parisienne, comme en témoigne cette difficile victoire face à Leganés (2-1). Certes, Suarez signe un caviar à Messi, qui garde les nerfs solides pour marquer le penalty de la gagne par la suite. Mais comment expliquer ces trop nombreuses situations concédées ? Entre Digne qui ne joue pas bien le hors-jeu, Sergi Roberto qui se met en difficulté tout seul, Gomes encore faible et un coaching inexistant jusqu’à la 80e minute, on est loin du grand Barça.

Quand il est inspiré, c’est très difficile pour l’adversaire. Le Chievo, à qui Insigne en a fait voir de toutes les couleurs, peut en attester (1-3). L’Italien a marqué une superbe réalisation, avant de réaliser un geste de grande classe sur le but d’Hamsik.

Deulofeu a soigné ses présentations avec le public de San Siro en lui offrant la victoire face à la Fiorentina (2-1). Talentueux mais incapable de durer, l’Espagnol a-t-il enfin trouvé l’environnement idoine pour faire exploser son potentiel ?

Il a fêté son anniversaire ce week-end

56 sélections, une C3, une coupe d’Italie, et 2 titres de champions de Série A : quand on regarde sur le papier le palmarès de Roberto Baggio, on serait presque tentés de croire que l’ancien numéro 10 ne fait pas partie du gratin transalpin, qui a connu tant de champions, au palmarès bien plus étoffé. Mais pour appréhender l’apport du Ballon d’or 93 sur le football italien, il faut regarder dans son jeu plus que dans son armoire à trophées.

Dans une ère qui aime la puissance, Baggio se distingue par la finesse de son toucher de balle, et par son génie créatif, tel un artiste dans un monde de brutes, un anarchiste au pays des schémas tactiques. Admiré dans toute l’Italie, il a trainé sa queue de cheval dans plusieurs clubs de l’élite, de la Fiorentina à la Juventus, en passant par les 2 clubs milanais et une parenthèse dorée à Bologne, le tout sans susciter la moindre animosité de ses anciens tifosi. Malheureux avec les blessures, Baggio réussit l’exploit de se faire une place dans le panthéon du football transalpin en tant que loser magnifique, matérialisé par son penalty raté en finale de Coupe du monde. Dans un pays où seul le résultat compte, s’inviter dans la table des plus grands par son style et non par son palmarès, cela en dit long sur la magie de l’idole de Del Piero et Pirlo.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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