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Récap’ Ligue des champions #11 : le Real impressionne, Liverpool surprend

Ligue des Champions

Récap’ Ligue des champions #11 : le Real impressionne, Liverpool surprend

Si le Real Madrid et le FC Barcelone étaient favoris, on ne les imaginait pas forcément gagner de façon si large, surtout pour les champions en titre qui faisaient face à la Juventus. Loin de toutes ces considérations, le Bayern a assuré l’essentiel tandis que Klopp a secoué Guardiola.

Ronaldo est-il seulement humain ?

70e minute. Après un tir raté, Ronaldo s’excuse auprès de Marcelo qu’il n’a pas servi, et fulmine de rage, comme si le Real Madrid avait un retard à combler face à la Juventus. Pas du tout : le champion en titre compte deux buts d’avance, inscrits par sa star, qui a défié les limites de la physique sur sa seconde réalisation quelques minutes plus tôt. Le Portugais a réalisé un retourné acrobatique qui dépasse l’entendement, surtout dans un match d’un tel enjeu. Mais enragé, il ne pense qu’à ce raté. C’est probablement cette rage de vaincre inassouvie, cet éternel insatisfaction qui lui font chercher la perfection à chaque moment, et atteindre des cimes réservées aux meilleurs athèltes de l’histoire.

On s’enflamme ? Oui et non. Ronaldo a 33 ans et tout le monde pensait qu’il faisait la saison de trop lorsque, malgré ses buts à répétition en Ligue des champions, il n’affichait que 4 unités en Liga à la mi-saison. Mais le bougre s’est réveillé, a réalisé 3 mois stratosphériques, a prouvé qu’il pouvait se sublimer comme il l’a rarement fait et comme personne ne l’a rarement fait, lors des échéances importantes de la saison. Après ce doublé et cette passe décisive, même s’il nous a déjà plus épaté sur la longueur d’un match, notamment il y a 5 à 10 ans quand il gambadait partout sur le terrain, ce Ronaldo concentré uniquement sur la finition nous bluffe constamment. Et pourtant, on attend de lui monts et merveilles depuis 15 ans.

https://twitter.com/Maadif_Draaxler/status/979613406700466176

La forteresse des Reds

3 buts en 30 minutes, la première période de Liverpool nous a surtout fait penser que les Reds disposaient d’une attaque trop forte pour Manchester City, complètement dépassé. Puis, Salah est sorti sur blessure, les Citizens n’ont plus été mis en difficulté, mais sont restés stériles, s’approchant du but sans jamais inquiéter sérieusement Karius. Klopp a contré Guardiola avec ses armes : un bloc très compact (des milieux très proches de la défense) et assez bas, sans que cela n’amenuise les chances de marquer, puisque Mané et surtout Salah peuvent remonter le ballon rapidement, et sur de longues distances.

https://twitter.com/Tom10_psg/status/981631173817454594

Si on ne veut pas retirer de mérite à l’attaque de Liverpool, c’est surtout sa solidarité en défense qui nous a sauté aux yeux, surtout en seconde période. Il y avait toujours un joueur pour aider son coéquipier qui se faisait passer par un Citizen, Sané, joueur le plus virevoltant de Guardiola. Quand on dispute un quart de finale aller en Ligue des champions à domicile, le plus important est de ne pas encaisser de but. Mission accomplie pour la forteresse rouge.

Ce qu’on a vu

  • Dybala dit à qui aime l’entendre que lorsque Messi et Ronaldo ne seront plus là, il se disputera le titre de meilleur joueur du monde avec Neymar. Comme le Brésilien, il a pu constater l’écart abyssal qui le séparait de la star du Real Madrid. Le joyau de la Juventus n’a rien pu faire face au champion d’Europe, et a même été expulsé bêtement. Dur apprentissage…

  • Casemiro a eu beaucoup de chance de ne pas voir un penalty sifflé sur sa main.
  • En souffrance avec Umtiti, impérial avec Ramos (égal à lui-même), Varane a été très solide face à la Juventus, anticipant tout, et faisant parler sa rapidité au démarrage pour éteindre les offensives adverses.

  • Doit-on changer le poste de Marcelo ? Il n’est pas arrière-gauche, pas avec cet apport offensif…
  • Comment voir que le Real Madrid a été serein ? Sergio Ramos est monté à plusieurs reprises, dans le jeu, pour espérer couper un centre et marquer de la tête. Une habitude chez lui lorsque son équipe domine les débats.

  • Comme face au FC Barcelone ce week-end, Séville a été bon dans le jeu face au Bayern Munich. Comme face au Barça, les Andalous ont été piégés par l’efficacité d’un monstre européen, et peu aidés par sa propre faiblesse dans le dernier geste. L’action où Vazquez, seul au deuxième poteau, tergiverse trop au point de ne pas pouvoir tirer avant le retour des défenseurs allemands, en est le symbole.
  • Comme Ronaldo, il ne fait pas son âge. Ribéry a montré, dans la foulée de son match face à Dortmund, qu’il tenait la grande forme en ce mois d’avril. Le Kaiser a été impliqué dans les deux buts du Bayern à Séville.

  • De Rossi a finalement réalisé le rêve de tous les fans de foot : marquer un but sur une passe décisive d’Iniesta. Personne ne peut lui en vouloir. Surtout que s’il ne tentait pas cette intervention, la balle arrivait dans les pieds de Messi.
  • Il y a quelque chose de presque théâtrale dans la célébration d’Umtiti. Dommage qu’il n’ait pas marqué lui-même.

  • Piqué qui marque en position d’avant-centre, comme Umtiti… Le FC Barcelone domine tellement que c’est comme dans un match de foot amateur le dimanche matin : les défenseurs vont se faire plaisir.
  • Quand il ne sait pas quoi faire, Neuer monte participer au jeu. Ter Stegen va encore plus loin en perdant une balle face au pressing de la Roma, juste histoire de claquer un bel arrêt derrière. On se divertit comme on peut.
  • On attendait De Bruyne, on ne l’a pas vu. D’habitude présent quand son équipe a besoin de lui, il a été étouffé par le pressing de Liverpool.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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