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Retraite forcée pour Nasri et Ribéry

L'édito décalé

Retraite forcée pour Nasri et Ribéry

Deux internationaux encore actifs dans des grands clubs ont pris leur retraite. Ils ont choisi d’annoncer la nouvelle mais en réalité, ce choix avait déjà été fait, mais pas par eux. Et ce n’est pas une perte importante pour l’Equipe de France. Passons rapidement sur qui réussit une belle carrière en Angleterre (Arsenal puis Manchester City) mais qui a toujours déçu en sélection (41 apparitions sous le maillot bleu, 5 buts) alors qu’il a eu sa chance en meneur de jeu (trop perso pour faire jouer ses partenaires) ou sur l’aile (pas assez percutant). De ses insultes lors de l’Euro 2012 à une prestation catastrophique (comme d’autres) au match aller contre l’Ukraine, difficile de garder ne serait-ce qu’un bon souvenir de Samir Nasri.

A l’inverse, c’est le match retour contre l’Ukraine qui aurait pu symboliser la rédemption de en équipe nationale, mais sa blessure l’a empêché d’aller au Brésil. Le troisième du dernier Ballon d’Or compte tout de même 81 sélections (16 buts) mais sa meilleure prestation en compétition internationale est sa première participation quand il a apporté de la fraîcheur dans le groupe France lors de la Coupe du Monde 2006. Entre temps ? Rien ou presque avec un Euro 2008 raté, une part importante dans le fiasco de Knysna puis un Euro 2012 sans éclat. Au final, son histoire en sélection a été mouvementée et son impact sportif plus que limité. Symboliquement, le Mondial 2014 a permis à l’équipe de France de retrouver de l’allant et du collectif grâce à l’absence du Munichois qui vampirisait le jeu tricolore. Mathieu Valbuena a brillé avec les clés du jeu, s’est révélé dans un rôle d’électron libre en soutien de l’attaquant et a prouvé qu’il pouvait être utile en pointe en décalant Karim Benzema à la place de Ribéry. Rien ne dit que Ribéry et Nasri auraient été rappelés par Didier Deschamps pour être des titulaires en puissance lors de l’Euro 2016. Ils ne laissent pas la place aux jeunes avec le sentiment du devoir accompli, ce sont les jeunes qui les poussent dehors. Leurs déclarations sonnent plutôt comme une épine enlevée du pied de l’Equipe de France. La page est routournée.

Passionné de football, j'adore analyser et décortiquer le milieu du ballon rond (stratégie des clubs, tactiques des entraîneurs, performances des joueurs...) en essayant d'apporter un regard décalé et en provocant le débat.

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