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Calendrier de l’Avent #11 : Miroslav Klose, le renard de la Mannschaft

Récits

Calendrier de l’Avent #11 : Miroslav Klose, le renard de la Mannschaft

En attendant Noël, PKFoot vous propose de (re)découvrir un joueur par jour, selon le même principe que le calendrier de l’Avent. Aujourd’hui, on parle tout simplement de Monsieur Coupe du Monde, .

Comme toute personne née dans les années 90, j’ai joué (et joue encore) à Pro Evolution Soccer. Ahhh ces jaquettes avec Pierluigi Collina, la « Ligue des Masters » et ses Castolo, Barota et autres joueurs inventés. Mon premier jeu sur Playstation 2 était PES 2. Mais quel rapport avec Miroslav Klose me direz vous ? Il est tout simplement le premier joueur que j’ai décidé d’acheter dans un jeu de sport, lui donnant ainsi un statut particulier à mes yeux. Un avant-centre typique des années 2000, capable de ne pas voir un ballon pendant 90 minutes avant de vous crucifier pour l’avoir oublié au marquage et d’aller claquer un petit salto au poteau de corner en guise de célébration. Un style à la « Pippo » Inzaghi, Andriy Shevchenko… (le foot c’était mieux avant ? Je m’égare …)

La Coupe du Monde pour terrain de jeu

En 2002, en pleine apogée d' »Il Fenomeno » Ronaldo, « Miro » est un joueur de Kaiserslautern, passé par le championnat amateur et lancé dans le monde professionnel par Otto Rehhagel, le coach vainqueur de l’Euro 2004 avec la Grèce, deux ans auparavant. Joueur de taille moyenne (1m82), il se démarque par une détente et un timing exceptionnel de la tête. Obsédé, par le but, il en inscrit trois lors de son premier match de Coupe du Monde avec l’Allemagne, mais s’incline toutefois en finale face au Brésil. Il inscrit cinq buts lors de cette édition 2002, tous de la tête.

Il rejoint ensuite en 2004 le Werder Brême, avec lequel il va exploser en marquant 80 buts en 161 matchs sur 3 saisons. S’en suit alors une carrière au Bayern Munich et la Lazio de Rome, mais le joueur d’origine polonaise est surtout connu pour son efficacité en sélection, même après l’arrivée de Mario Gomez. Soulier d’or et meilleur buteur de la Coupe du Monde en 2006, il devient en 2014 le seul joueur a avoir participé à quatre demi finales de Coupe du Monde d’affilé et remporte la compétition. Surtout, il devient le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde en totalisant 16 buts. A l’heure actuelle, Messi en est à 6, Cristiano à 7 … Il est loin le temps où Miro n’est pas conservé par Guy Roux à Auxerre après un essai à 15 ans.

La définition du fair-play

Avec 71 buts en 137 sélections, faisant de lui le meilleur buteur de l’histoire de la Mannschaft, Klose est aussi discret qu’il est létal. S’il fait très peu parler de lui, son nom apparaît dans la médias à plusieurs occasions pour des actes de sportivité. En 2005, il va lui même corriger une décision arbitrale lui accordant un pénalty. Un geste qui lui vaudra le prix du fair-play de la fédération allemande la même année, ainsi qu’en 2012 après avoir avoué à l’arbitre qu’il venait d’inscrire un but de la main (coucou les Irlandais). De toute sa carrière, il n’aura reçu que deux cartons rouges, un en sélection et un en club.

Au mois d’août dernier, Klose a avoué que la nouvelle génération de joueurs, plus intéressés par « leurs voitures rapides, à ce qu’on leur donne et aux chaussures avec leur nom dessus », l’a poussé à arrêté. Il déclare aussi : « Quand ils me voyaient aller ramasser le sac avec des ballons, ils me disaient: « Mais qui t’oblige à le faire? Je suis fatigué, mort! » À ce moment-là, je me disais: « Tu as 20 ans et tu ne peux pas aider un magasinier de 60 ans? {…} Voilà pourquoi j’ai dit: « Ça suffit », car pour moi la seule chose qui comptait, c’était le football dans sa forme la plus pure.»

Voilà qui est Miroslav Klose. Un puriste, un vrai. Un joueur qui ne tremblait pas devant la cage (303 buts en 737 matchs), qui ne plongeait pas pour obtenir un pénalty ou un carton jaune. C’est ça, aussi, un grand champion.

Fan inconditionnel de football depuis l'enfance, mon coeur bat pour le Liverpool Football Club. Supporter et non pas spectateur, le beau jeu et le mouillage de maillot sont mes priorités.

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