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Neymar, une famille en or

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Neymar, une famille en or

Buteur contre les Bleus, est aussi dans l’actu à propos du montant de son transfert à Barcelone et la sortie de son autobiographie.

Est-ce parce qu’il était un footballeur raté que le père de Neymar s’est autant investi dans la carrière du fils prodigue ? En tout cas, celui-ci lui rend bien, le qualifiant de meilleur ami, celui dont il accepte les critiques, celui avec qui il débriefe ses matchs… « Mon père est bien plus qu’un homme d’affaires, un agent ou un conseiller. Il est toute ma vie ». C’est donc logique que l’auto-biographie de la starlette brésilienne soit rédigée telle une conversation avec son père, chacun racontant sa propre vie et le parcours de l’autre.

Y-a-t-il de quoi faire un bouquin à 23 ans ? Pour le successeur de Pelé, auteur de 44 buts en 61 sélections, qui a réussi à gagner des titres avec son club formateur (Santos), avec son pays (la Coupe des confédérations), et domine actuellement la Liga avec le Barça, visiblement oui. S’il nous fait rire en racontant « éviter les dribbles inutiles », il n’en reste pas moins vrai que Neymar est bien plus qu’un joueur Youtube et que l’homme se dévoile aussi plus complexe qu’il n’y paraît. Après tout, il est meilleur buteur de la Liga des autres (en dehors de Messi et Ronaldo) avec 17 buts et semble s’entendre parfaitement avec l’extraterrestre argentin. D’ailleurs, c’est aussi marrant qu’il ait rejoint la Catalogne alors que son père raconte avoir refusé une offre du Real Madrid quand son fils avait 13 ans, le genre de contrat similaire à celui qu’a signé Messi à Barcelone… « Nous étions vraiment heureux à Santos. Le premier appartement que nous avons acheté se situait en face du club ».

Son club formateur tient évidemment une part importante dans cette autobiographie : « Sans chercher à me comparer à Pelé – mais en le faisant un peu déjà – mon père disait que même le Roi n’avait pas été autant harcelé par la presse à ses débuts ». Les premières minutes, son premier but (de la tête), les premiers titres et même la fois où il s’est fait huer à domicile pour avoir raté un pénalty d’une panenka guère inspirée, il passe en revue les bons et mauvais moments. Après le Real en 2006, c’est Chelsea qui fait face au refus du joueur de Santos de rejoindre l’Europe en 2010. Une sage décision même s’il se souvient d’un moment très difficile quand il s’est brouillé avec son coach justement après ne pas avoir été désigné pour tirer un péno, une dispute qui a provoqué le renvoi de cet entraîneur qui réclamait une sanction à sa direction : « Pendant un match, dans le feu de l’action, je me laisse parfois aller. Et je perds la tête. Le limogeage du coach m’a laissé un poids sur la conscience. D’autant que Dorival était vraiment quelqu’un de bien. C’est le jour où j’ai le plus pleuré. Ma mère m’a dit qu’elle ne reconnaissait pas le Juninho qu’elle avait élevé ».

Un chef d’œuvre de Neymar contre Flamengo, pour lequel il a reçu le Prix Puskas en 2011

Sans trop se la raconter, Neymar se décrit comme quelqu’un de simple, un peu timide et tout sauf prétentieux, qui aime s’amuser mais a appris les responsabilités en étant père depuis ses 19 ans. Son look, ses tatouages… la star de la Seleçao évoque les facettes de sa personnalité dans ce livre. Son père aborde même le harcèlement de la gente féminine… Sur le plan footballistique, Neymar reconnaît s’inspirer de ses modèles, dont Messi, Cristiano Ronaldo et évidemment les buteurs brésiliens comme Romario et Ronaldo. La présence de Messi a d’ailleurs sans doute pesé dans la balance de son transfert au Barça à l’été 2013 : « Voir mon fils évoluer aux côtés du meilleur footballeur du monde me procure la même joie que celle qu’il ressent, j’en suis sûr, en jouant avec lui ». Neymar répète souvent vouloir travailler dur pour rejoindre ses idoles et amener le Brésil au titre mondial en 2018 : « Je ne peux vous promettre ni buts, ni victoires, ni titres. Cela ne dépend pas que de moi. Mais je vous promets que je lutterai toujours. J’aurai de la volonté. Je courrai sans relâche. J’y mettrai de l’audace et de la joie ».

Neymar, une famille en or

Le moment où j’ai compris que Neymar était plus qu’un joueur Youtube mais bien un champion : la coupe des confédérations 2013 quand il marque 4 fois, avec de superbes buts contre l’Espagne, l’Italie, le Mexique et le Japon

Neymar aborde en quelques lignes les affaires autour de son transfert et apporte un total soutien à son père, comme il l’avait fait début 2014 sur Instagram.

http://instagram.com/p/j7HbXSRttw/

Pour rappel, le Barça est accusé d’avoir minimisé le montant du transfert, qui dépasserait les 83 M€, pour frauder le fisc espagnol. Comme l’écrit Le Monde des peines de prison ont d’ailleurs été requises contre l’ancien et l’actuel président du FC Barcelone. Le père de Neymar serait impliqué dans ces magouilles en ayant facturé pour 12,3 millions d’euros au travers de diverses sociétés.

Neymar, mon histoire (Talent Sport, 19 €, 228 pages)

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Passionné de football, j'adore analyser et décortiquer le milieu du ballon rond (stratégie des clubs, tactiques des entraîneurs, performances des joueurs...) en essayant d'apporter un regard décalé et en provocant le débat.

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