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Coupe du monde J2 : Ronaldo toujours plus haut, l’Iran pour une surprise

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Coupe du monde J2 : Ronaldo toujours plus haut, l’Iran pour une surprise

Il fallait avoir le cœur bien accroché lors de cette seconde journée de compétition. Pour les hédonistes, on a eu droit à un plaisir énorme avec un sommet majestueux entre Espagnols et Portugais. 

Les fortes têtes du money time

Le sport de haut niveau se joue énormément dans la tête. Evidemment, il faut une bonne part de talent, mais on ne peut l’exprimer que si on a le mental qui suit. Cela a été le cas pour l’Uruguay et Gimenez, buteur en fin de match pour clouer le bec de l’Egypte. Rien de surprenant pour cette équipe habituée à gagner au forceps, et pour ce défenseur élevé au biberon de Simeone, guerrier parmi les guerriers. Dans ce money time si difficile à gérer pour les nerfs, il n’y a pas que des gagnants. Bouhaddouz, auteur d’un but contre son camp, ne dira pas le contraire.

Loin de ceux qui stressent en fin de match, au-dessus encore de ceux qui arrivent à s’exprimer dans les moments chauds, il y a Ronaldo. Lui ne craint pas la pression, il s’en nourrit. Moyen lors des 3 éditions qu’il a disputées jusqu’ici, le Portugais a sorti le grand jeu avec un doublé, qui redonnait 2 fois l’avantage aux siens. Mais l’Espagne, pleine de ressources, revenait 2 fois au score et finissait même par mener. Pas de soucis pour CR7 qui a décidément le mental le plus impressionnant du sport mondial : il obtient la faute, exhibe sa cuisse comme pour annoncer le but à venir, et expédie le cuir au fond des filets d’un coup franc magistral. On le savait capable de tout, il nous étonne encore et encore, toujours plus. Dans le money time qui crucifie les faibles, et couronne les forts, Ronaldo est dans son jardin.

Ce qu’on a vu et retenu

  • Salah absent d’une équipe d’Egypte qui a montré qu’elle pouvait embêter une grosse équipe. On attend avec impatience le retour du joueur de Liverpool.
  • Trezeguet n’a rien en commun avec son homologue qui a fait le bonheur des Bleus : une passe trop appuyée qui annihile une belle occasion dans la surface uruguayenne, un tir complètement raté dans les secondes qui suivent : jamais l’ancien buteur de la Juventus n’aurait fait ça.
  • On n’a pas reconnu Suarez. Le buteur du Barça a raté plusieurs énormes occasions, notamment cette balle dans les 6 mètres ou ce duel avec le gardien mal négocié. Un attaquant de son niveau peut, et surtout doit, mieux faire.

  • La chemise blanche d’Hervé Renard, c’est un peu le bonnet 2.0 de Guy Roux.
  • La finition n’était pas au rendez-vous pour le Maroc, malgré plusieurs belles intentions. Il y avait un bon gardien en face, et surtout beaucoup de maladresse dans le dernier geste.
  • On a souligné à plusieurs reprises la jolie saison individuelle d’Amrabat à Leganés. Sur son côté droit, il a joué juste, a délivré plusieurs centres intéressants, sans toutefois réussir à être décisif. Séquence assez marrante en prime quand il doit quitter le terrain sur blessure.

  • Mis à part une folle double occasion avant la pause, l’Iran n’a pas eu de munitions. Mais elle repart avec 3 points.
  • C’était l’affiche la plus attendue du premier tour, et elle nous a régalé. Du jeu, de l’intensité, du suspense, et des stars au rendez-vous : on remercie énormément Portugais et Espagnols. Dieu qu’on a pris du plaisir.

  • Le milieu espagnol a été beaucoup moins souverain qu’attendu. Et vu son importance dans le jeu ibérique, on comprend mieux les difficultés rencontrées sur ce premier match.
  • Vexé d’avoir offert un péno, Nacho a marqué un golazo assez impressionnant. Et c’est là qu’on se souvient qu’il avait claqué un ciseau avec le Real Madrid.

  • D’habitude insubmersible, notamment avec Manchester United, De Gea s’est troué de façon assez incompréhensible. Dommage, car il a clairement les moyens de faire mieux.
  • Soi-disant pas adapté au jeu de son équipe, a quand même été très précieux avec ce doublé. Son premier but, où il se joue de plusieurs défenseurs, est un véritable bijou, qui vient tordre le cou à ses détracteurs qui le réduisent à un simple boucher.

  • On en remet une couche mais on ne s’en remet pas. Obtenir un penalty et le transformer, marquer d’une frappe sortie de nulle part, obtenir un coup franc et le transformer : Ronaldo a juste signé une des plus belles performances individuelles de l’histoire des phases finales de la Coupe du monde.

Les résultats du jour

  • Maroc 0-1 Iran
  • Egypte 0-1 Uruguay
  • Portugal 3-3 Espagne

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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