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Autobiographie de Joey Barton : une carrière de dingue

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Autobiographie de Joey Barton : une carrière de dingue

arbitre sa carrière dans son autobiographie (Hugo Sport) où il se juge sans concession et se permet des tacles musclés sur ses adversaires. Passionnant.

Sa vie de gamin de cité, son père qui lui apprend à se défendre, ses saisons à City et Newcastle, son séjour en prison, ses dérapages sur Twitter, ses relations avec ses coéquipiers et coachs…. Joey Barton ne se fait pas passer pour un ange, il ne cache pas ses faiblesses, ses erreurs, mais il se défend pour une fois avec ses mots pour démontrer qu’il n’est pas aussi caricatural qu’on le prétend. L’international anglais (1 sélection) livre sa vérité sur sa carrière : dans le vestiaire, sur le terrain et en coulisses, avec ses tripes. Impulsif, stupide, violent mais aussi intelligent, drôle et même émouvant.

Touché mais pas coulé après avoir été recalé par Everton, Barton doit beaucoup (tout) à un recruteur de City qui a décelé son envie supérieure à la moyenne, prêt à bosser plus que les autres pour survivre. Il se souvient aussi de l’amitié de Robbie Fowler et de la ténacité inspirée par Peter Schmeichel, une qualité primordiale dans un football anglais qui zappe de nombreux joueurs talentueux en raison de la médiocrité de ceux qui, selon lui, dirigent les écoles de foot anglaises.

Bad boy

Evidemment, l’alcool et la baston sont au cœur de sa biographie. Joey Barton décrit précisément une soirée qui a mal tourné et l’histoire du cigare qu’il a mis dans l’oeil d’un jeune coéquipier (Jamie Tandy) qui avait commis l’imprudence de foutre le feu à la chemise de Barton : “Je me suis retrouvé torse nu, humilié, et donc dangereux. Répliquer fait partie de mon éducation“. Bien d’autres sombres histoires sont racontées avec moult détails par le footballeur, mais en France on connaît surtout la fameuse bagarre avec Ousmane Dabo après un entraînement musclé : “Il n’était pas naturellement doué pour le combat. Je viens de la rue. C’est ça la différence. Je suis peut-être tout sec, mais j’ai toujours su me défendre“.

Plus tard, son passage à Marseille et l’accueil du public pour ce Sweet and tender hooligan, l’a marqué. Y compris au niveau du jeu : “L’entraînement est plus sophistiqué qu’en Angleterre (…). Le football français a énormément amélioré mon jeu. C’était plus technique et étonnamment physique. (…) Jouer un peu plus en retrait, dans un rôle de porteur d’eau à la Didier Deschamps, m’a appris à mieux lire le jeu avec et sans ballon. J’ai commencé à voir des angles et des structures différentes, et j’ai appris à trouver des espaces où évoluer“.

Barton est aussi un bon joueur de foot

Barton fait aussi preuve d’humour et d’auto-dérision, par exemple quand il raconte aussi sa non-première apparition, quand son coach Kevin Keegan lui de de s’échauffer pour entrer en jeu et que le petit Joey (19 ans) s’aperçoit qu’il s’est fait piquer son maillot par des supporters… Celui qui se voit un jour devenir entraîneur étale aussi sa culture foot à propos, par exemple, de ses idoles de jeunesse : Gazza et Hagi, ou plus tard Stuart Pearce : “Je suis un enfant de la Coupe du Monde 90, de la danse de Roger Milla et des larmes de désespoir de Paul Gascoigne. Je suis véritablement tombé amoureux quatre ans après, durant la Coupe du monde aux Etats-Unis. Gheorghe Hagi était surnommé le Maradona des Carpates mais il me semblait bien meilleur que le génie drogué aux yeux de tarés, rapidement mis hors de course“.

https://twitter.com/Joey7Barton/status/847076629830623236

Passionné de football, j'adore analyser et décortiquer le milieu du ballon rond (stratégie des clubs, tactiques des entraîneurs, performances des joueurs...) en essayant d'apporter un regard décalé et en provocant le débat.

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