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Dans la peau des « coiffeurs » des Bleus, ces joueurs qui ne jouent pas

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Dans la peau des « coiffeurs » des Bleus, ces joueurs qui ne jouent pas

Vincent Duluc rend hommage aux remplaçants qui vivent l’Equipe de France depuis le banc de touche sans prendre part à la fête sur le terrain.

Par « coiffeurs », le journaliste Vincent Duluc se penche sur tous ceux qui regardent leurs copains jouer et traversent une compétition sans même fouler la pelouse. Parmi les trois premiers français à subir ça en 1930, l’auteur parle notamment de Numa Andoire qui ne compte officiellement aucune sélection comme il n’a pas joué à cette époque où aucun remplacement n’était autorisé.

Dans son livre (Marabout, 173 pages), Vincent Duluc retrace l’envers du décor de chaque Coupe du Monde. Il revient ainsi sur le faux statut de remplaçant présumé de Just Fontaine avant l’épreuve de 1958. En 1978 il décrit la communication du coach Michel Hidalgo, sa façon de choisir ses hommes et la polémique sur la prime versée par adidas pour les crampons des Bleus. A Séville en 1982, le journaliste raconte que « c’était une Coupe du monde qui traitait mal les remplaçants, qui en envoyait 6 dans les tribunes les jours de match, pour rester en costume au milieu des dirigeants et des familles« . En 1986 au Mexique, le gardien Philippe Bergeroo prenait la chose avec le sourire : « J’ai joué tous les jours. A l’entraînement (…) Il faut être assez intelligent et lucide pour savoir rester à sa place« .

En 1998, l’auteur se souvient de son collègue Gilles Verdez qui guettait à la sortie de Clairefontaine pour repérer les six joueurs recalés par Aimé Jacquet avant la compétition, mais l’intendant Henri Emile l’avait renvoyé en lui disant, à tort, qu’il ne se passerait rien. En 2006, c’est Vikash Dhorasso qui filme lui même la condition des remplaçants pour le documentaire Substitute : « Partout où tu passes, tu es invisible« .

Sous l’angle des « cireurs de banc », le livre de Vincent Duluc, bien écrit comme ses articles, retrace un peu l’histoire de la France à la Coupe du monde, au travers de ses relations humaines : de la vie de groupe au rôle des médias en passant par la dimension psychologique et les états d’âme des remplaçants. Avant de vivre le Mondial russe durant cet été 2018, c’est une bonne occasion d’avoir de l’empathie pour ceux qui ne seront pas dans la liste et ceux qui resteront scotchés sur le banc ou en tribune.

Passionné de football, j'adore analyser et décortiquer le milieu du ballon rond (stratégie des clubs, tactiques des entraîneurs, performances des joueurs...) en essayant d'apporter un regard décalé et en provocant le débat.

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