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Pourquoi le football devient-il plus rapide ?

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Pourquoi le football devient-il plus rapide ?

La vitesse en particulier dans le football est une notion vraiment abstraite. Est-ce que l’on parle de vitesse pure ? D’agilité ? De transmissions courtes et directes ? Ou bien de toutes ces choses à la fois ? Lorsque l’on parle “vitesse” au football tout le monde pense au FC Barcelone. Attaques fulgurantes, les défenses adverses tournent en bourique, Messi et une armée de puces qui se faufilent entre les lignes si bien que l’on remercie les télévisions de nous offrir une technologie adéquate pour suivre la balle sans quoi on croirait assister à un match de squash.

Si l’on élargit notre vision du jeu en termes d’équipes marquantes on peut penser à Manchester United, à l’Espagne, ou bien encore aux Pays-Bas ou à l’Angleterre… Toutes ces équipes ont éclaboussé de maitrîse ces 3 dernières années de ballon rond et si il y a une deuxième qualité qui se distingue ici derrière la technique, c’est bien la vitesse. Alors avant de répondre (dans 2sec) à notre 1ère question on peut déjà remarquer que le succès passe bien souvent -et c’est un euphémisme- par de la vitesse dans le jeu.
Depuis 1950 et l’apparition de schémas tactiques déterminants comme le 4-2-4 de l’époque, beaucoup d’entraîneurs et de sélectionneurs parmi les plus influents ont remis en cause la signification de ces stratégies de “tableau noir” en déposant leur marque sur le comportement individuel de chaque joueur. Dès lors qu’une équipe a une philosophie et bouge en bloc (défend et attaque ensemble) le jeu est plus rapide, car à moins de posséder 11 Usain Bolt dans ses rangs une équipe s’approche plus vite du but adverse lorsques tous ses membres s’y dirigent. Appliqués à cette homogénéité, le pressing et l’anticipation prennent toute leur dimension. Des joueurs qui se préparent à leur geste suivant avant de recevoir le ballon sont plus rapides, qu’importe leur vitesse de déplacement. Des attaquants qui pressent tels des défenseurs et empêchent les premières relances accélèrent considérablement le jeu des leurs en cas de récupération. Vous comprenez que le terme “football” et non pas “joueurs” en titre d’article a été sciemment choisi.

Afin de pouvoir inculquer ces principes aux joueurs des travaux bien définis sont à appliquer. Ainsi les staffs techniques s’adaptent pour rendre les joueurs plus rapides, plus forts, plus puissants, plus explosifs. Ce travail qualitatif d’explosivité doit permettre d’améliorer la performance.
Quand on regarde un match de football, 80% des buts sont la résultante d’un sprint ou d’une course explosive. De même, dans un match 15% des actions sont effectuées à vitesse maximale, ce qui représente en moyenne de 100 à 150 efforts. Face à ces données il me parait évident que l’on n’assisterait pas à de tels faits sans les moyens techiques dont disposent staffs et joueurs à l’heure actuelle. En plus de l’évolution certaine des ballons et chaussures en terme de légèreté et de rapidité, l’apparition de la musculation à haute dose a clairement développé l’explosivité des joueurs, ceux en plus du physique et de la force des joueurs. Autant Lionel Messi semble être un semi-dieu ballon d’or prédestiné dès la naissance, autant je ne pense pas que Cristiano Ronaldo ait pu atteindre ce stade sans des travaux physiques colossaux et réguliers qui ajoutés à sa technique et sa vitesse initiale font des étincelles sur les plus beaux terrains du monde. De plus, les joueurs intégrent les centres de formation à des âges de plus en plus jeunes. Ces capacités développées ainsi que les philosophies de jeu s’adoptent bien plus efficacement car le travail se fait sur le long terme.

Est-ce que ça vous parait étonnant que des pépites comme Riquelme, D’Alessandro, Aimar ne connaissent que des carrières en demi-teinte ? La technique, la vista, le physique ils l’ont. Mais la vitesse… Plus le temps passe et plus cette capacité parait incontournable à moins de posséder une technique ou une vista hors du commun. Notre légendaire Zidane ne me contredira pas à mon avis. De l’autre côté, des défenseurs comme Pepe, Vermaelen, Puyol ou Cordoba dégoutent les plus grands attaquants mondiaux en les rattrapant et en leur subtilisant le ballon alors que ceux-ci filaient au but toutes voiles dehors.

En conclusion illustratrice de cette analyse, ce but de David Villa face à la Bosnie. Tout y passe : La vitesse dans la transmission de balle, le bloc en mouvement homogène et constant, l’appel de Villa amène la passe lumineuse de Fabregas, et que dire du dribble éclair sur le gardien…

Vincent est un supporter passionné de la Ligue 1, de la Premier League et de l’Équipe de France, tout en gardant un oeil avisé sur tous les autres championnats de la Planète Foot.

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